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Des égoportraits destructeurs pour un cultivateur de tournesols manitobain

Deux femmes dans un champ de tournesols en fleur prennent des égoportraits avec leur téléphone cellulaire.

De nombreux visiteurs s'aventurent dans ce champ de tournesols, situé près de Winnipeg, pour prendre des photos, endommageant les fleurs.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un fermier qui vit près de Winnipeg est de plus en plus irrité par le nombre de personnes qui viennent prendre des égoportraits à côté de ses tournesols. Ces visiteurs s'aventurent même dans son champ et endommagent à l'occasion ses précieuses fleurs.

Bruce Stewart affirme que des milliers de personnes se sont arrêtées sur le bord de la route près de son champ pour prendre des photos cet été. Au cours de la fin de semaine, c'est plus de 1000 personnes par jour qui viennent immortaliser leur visage près de ses fleurs aux couleurs vives.

« Savez-vous combien de tournesols sont brisés par 1000 personnes? Beaucoup! »

— Une citation de  Bruce Stewart, agriculteur

Mardi, deux camionnettes remplies de personnes se sont arrêtées et un grand nombre d'entre elles en sont sorties avant de marcher entre les rangées de fleurs. Non loin, une pancarte indique pourtant clairement qu'il s'agit d'une propriété privée.

L'agriculteur manitobain fait pousser des tournesols depuis de nombreuses années, mais c'est la première fois qu'il en plante sur ce terrain en particulier. Il ne sait pas si c'est la proximité de Winnipeg ou le bouche-à-oreille qui expliquent la présence d'un aussi grand nombre de visiteurs.

Bien des photographes amateurs restent aux abords de la route, mais un grand nombre d'entre eux n'hésitent pas à s'aventurer profondément dans le champ et abîment du même coup beaucoup de fleurs. Le propriétaire des lieux a même vu un groupe transportant de l'équipement de photographie pour une séance de photographie professionnelle.

« Je ne sais pas ce qu'ils font là, mais j'imagine que nous le saurons lorsque nous ferons la récolte avec la moissonneuse-batteuse. »

— Une citation de  Bruce Stewart, agriculteur

En se promenant dans le champ, Bruce Stewart montre du doigt un tournesol arraché et un autre endommagé. Il dit aussi que les visiteurs laissent derrière eux des déchets et qu'il a dû parcourir les abords du champ lundi pour ramasser tous les verres à café abandonnés au sol.

Bruce Stewart portant une casquette bleu marine et une chemise à carreaux se tient devant un champ de tournesols et est appuyé sur une pancarte indiquant qu'il s'agit d'une propriété privée.
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Le propriétaire du champ, Bruce Stewart, dit ne pas être opposé aux visiteurs qui prennent des photos aux abords de la route, mais aimerait qu'ils ne s'aventurent pas dans le champ.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Il précise qu'il n'est pas opposé à ce que des gens prennent des photos et qu'il a même installé une pancarte avec son numéro pour les photographes qui veulent le contacter. Bruce Stewart veut toutefois que les visiteurs sachent que le fait de pénétrer dans le champ cause des dégâts.

Tant que les curieux restent sur la route, le fermier n'a absolument aucun problème avec le fait qu'ils prennent des photos. Je devrais faire payer 5 dollars par personne, ajoute-t-il à la blague.

Avec les informations de La Presse canadienne

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