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Aung San Suu Kyi retirée d'une exposition sur les droits de la personne

Un panneau dans une exposition portant l'image d'une femme asiatique sur son côté gauche est assombri tandis que le portrait d'un homme sur le côté droit est illuminé.

Le Musée canadien pour les droits de la personne a enlevé une image et assombri un autre portrait de la dirigeante du Myanmar, Aung San Suu Kyi.

Photo : Radio-Canada / Travis Golby

Radio-Canada

Une image de la dirigeante du Myanmar, Aung San Suu Kyi, a été retirée d'une exposition du Musée canadien pour les droits de la personne, à Winnipeg, et l'éclairage projeté sur une autre image a été diminué. La décision a été prise à la suite de critiques dirigées contre la femme politique à la suite des violations des droits de la personne commises dans son pays à l'encontre de la minorité musulmane rohingya.

Toute référence à Aung San Suu Kyi a été retirée de la chronologie des grands moments des droits de la personne. Son portrait, situé dans la galerie des Canadiens honoraires, est toujours présent, mais est moins éclairé.

Les Nations unies ont déclaré que le Myanmar a mis en place une campagne de nettoyage ethnique contre les Rohingyas à la suite d'attaques rebelles. Aung San Suu Kyi a été critiquée au cours de la dernière année pour ne pas avoir condamné ces violences alors qu'elle a elle-même lutté contre la junte militaire qui contrôlait son pays par le passé, devenant du même coup une championne des droits de la personne.

En plus de diminuer l'éclairage sur le portrait dans la galerie des Canadiens honoraires, le Musée va installer un présentoir expliquant la situation actuelle dans le pays pour aider les visiteurs à comprendre qu'il est important de remettre en question les actions d'Aung San Suu Kyi.

Nous espérons que les visiteurs vont s'arrêter et réfléchir au fait qu'elle est une Canadienne honoraire. C'est une partie de l'histoire, mais ça ne s'arrête pas là.

Angela Cassie, vice-présidente, Affaires publiques et programmation du Musée canadien pour les droits de la personne

La décision du musée a été prise après des consultations avec des membres de la minorité rohingya et des chercheurs. Elle a été saluée par Raïss Tinmaung, un représentant des Rohingyas qui vit à Ottawa et qui faisait partie des nombreuses voix demandant au musée de retirer toute mention de la dirigeante du Myanmar dans ses expositions.

Une femme portant des lunettes se trouve dans une pièce sombre où se trouve un panneau faisant partie d'une exposition.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La vice-présidente du Musée canadien pour les droits de la personne, Angela Cassie, explique pourquoi le musée a retiré un des deux portraits de la dirigeante du Myanmar.

Photo : Radio-Canada / Travis Golby

Raïss Tinmaung veut toutefois que les portraits soient tous retirés du Musée, ce qui est impossible selon ce dernier, parce qu'elle est effectivement une citoyenne canadienne honoraire. Il n'arrive pas à comprendre que la dirigeante du Myanmar soit présentée dans la même exposition que le héros de la lutte contre l'apartheid, Nelson Mandela.

C'est une insulte à Mandela. Nous ne pouvons tolérer cette insulte. Le Musée se ridiculise en continuant de présenter Aung San Suu Kyi comme une championne des droits de l'homme.

Raïss Tinmaung, représentant des Rohingyas vivant à Ottawa

Le Musée va consulter la communauté rohingya pour trouver une façon de combler le vide laissé par le retrait du portrait de la femme politique de la ligne du temps des droits de la personne.

Avec les informations de CBC

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