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Hausse des prix à venir dans les épiceries en raison des tarifs douaniers

Des canettes qui n'ont ni marque, ni dessin, ni logo sont placées en rang dans une usine. Les canettes sont mouillées et sont scellées.

Une hausse de 10 % sur le prix de l’aluminium pourrait se traduire par une augmentation de 2 % ou 3 % des prix dans les commerces.

Photo : Getty Images / Justin Sullivan

Radio-Canada

Les Canadiens devront s'attendre prochainement à voir le prix de nombreux produits à l'épicerie augmenter, puisque les manufacturiers commencent à ressentir les répercussions de la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada.

La compagnie PepsiCo Canada a notamment avisé les commerçants en juin dernier qu'elle allait hausser le prix de ses canettes d’un cent chacune dès le 1er août. L’entreprise a expliqué sa décision par l'entrée en vigueur des tarifs douaniers canadiens qui touchent plusieurs produits américains, dont l’aluminium servant à fabriquer les canettes.

Ces droits de douane ont été annoncés à la fin du mois de mai en réplique aux barrières tarifaires américaines sur l’aluminium et l’acier canadiens. Ottawa avait décidé d'imposer des mesures similaires sur l’acier et l’aluminium américains, mais aussi sur des produits comme le yogourt, les fruits et légumes, le ketchup, la moutarde, la mayonnaise, le chocolat et le papier hygiénique.

Environ 90 % des produits de Pepsi consommés par les Canadiens ont été fabriqués par l’une de ses six usines canadiennes, mais les tarifs douaniers ont tout de même un impact étant donné que la frontière canado-américaine est souvent traversée au cours du processus d’approvisionnement.

Les aliments en conserve ne seront pas plus chers, croit un professeur

Le prix du métal est une dépense importante pour des entreprises comme Pepsi, Coke et Campbell, ce qui devrait affecter le portefeuille des Canadiens. Sur papier, une hausse de 10 % sur le prix de l’aluminium pourrait se traduire par une augmentation de 2 ou 3 % des prix dans les commerces.

Les chaînes d’épiceries ont toutefois plus de marge de manoeuvre quant aux aliments en conserve étant donné qu’ils ne sont pas périssables. Elles voudront aussi éviter de majorer le prix de ces produits, puisqu'ils ne sont pas suffisamment populaires, selon Sylvain Charlebois, professeur en matière de politique et distribution alimentaire à l’Université Dalhousie à Halifax.

« La demande n’y est pas, explique M. Charlebois. Si vous regardez les prix dans les marchés d’alimentation, les prix ont descendu. »

« Ils peuvent tester le marché, a-t-il ajouté. Ils peuvent augmenter les prix, [mais] s’il n’y a pas d’acheteurs, ils vont revenir sur leur décision et attendre que la demande y soit. »

Toutefois, si le dollar canadien faiblit en raison de l’incertitude qui plane sur la renégociation de l’ALENA, « alors évidemment que nous [les Canadiens] allons payer davantage pour notre nourriture, peu importe les mesures prises par les épiceries », estime Sylvain Charlebois.

Selon les informations de Pete Evans

Avec les informations de CBC

Consommation

Économie