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Un spécialiste du choc post-traumatique offre son aide aux survivants de l'accident des Broncos

Les joueurs survivants se tiennent devant des affiches de la LNH et des Broncos de Humboldt. Ils portent tous des chandails de leur équipe de hockey.
Dix joueurs qui ont survécu à l'accident d'autocar des Broncos de Humboldt, lors de la remise des prix de la Ligue nationale de hockey. Photo: Associated Press / John Locher
Radio-Canada

Près de quatre mois après l'accident d'autocar des Broncos de Humboldt, le professeur du département de psychiatrie de l'Université McGill et chercheur à l'Institut Douglas Alain Brunet propose gratuitement d'aider les survivants et les familles en leur offrant un nouveau traitement contre le stress post-traumatique.

« On pense souvent que le stress post-traumatique, c’est seulement pour les militaires, mais ça peut tout autant affecter les gens de la vie civile. Et les Broncos de Humboldt en sont un bon exemple », explique le chercheur.

M. Brunet estime donc que ceux qui ont survécu à l’accident du 6 avril, près de Tisdale, en Saskatchewan, ainsi que leurs proches qui ont pu vivre un traumatisme, sont de bons candidats pour un traitement élaboré récemment. La procédure est d’ailleurs toujours en cours d’étude en France, avec des victimes des attentats de Paris de 2015, et ceux de Nice de 2016.

« Le traitement que je propose est un traitement en six séances, qui s’appelle la thérapie de la reconsolidation. Elle consiste à repenser à son trauma sous l’influence d’un médicament qui s’appelle le propranolol », explique Alain Brunet.

« Ce que fait le propranolol, c’est que, chaque fois qu’on repense à son trauma sous l’influence de ce médicament, la force émotionnelle du souvenir s’atténue petit à petit. Et s’il n’y avait pas de souvenir, il n’y aurait pas de trauma », ajoute-t-il.

M. Brunet précise que le traitement a un « taux de rechute extrêmement faible et un taux de succès assez élevé », selon les premiers résultats de l’étude.

Il est prêt à offrir gratuitement ces six séances à toutes les victimes de l’accident et à leur famille. « C’est fait de bon coeur et c’est quelque chose que je serais prêt à faire sans frais », confirme-t-il.

Selon le chercheur, quatre mois après l’accident, des signes de choc post-traumatiques pourraient se montrer chez certaines personnes.

« La question, c’est vraiment de savoir : est-ce que, au bout de quatre mois, on a le sentiment que les choses sont sur la bonne voie et vont de mieux en mieux pour nous, ou est-ce qu’on a l’impression d’être figé dans le temps et que nos symptômes se cristallisent? Alors, si c’est la deuxième option, ça peut être un bon moment pour réfléchir à une aide quelconque », explique-t-il.

Le 6 avril dernier, l’autocar des Broncos de Humboldt est entré en collision avec un semi-remorque au coin des routes 335 et 35, au sud de Nipawin. Seize personnes sont mortes, et 13 autres ont été gravement blessées.

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