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Naissance d'un premier colobe en 11 ans au Zoo de Granby

Le bébé colobe et sa mère, Frida

Le bébé colobe et sa mère, Frida

Photo : crédit-photo : Zoo de Granby

Radio-Canada

Le Zoo de Granby compte depuis peu un tout nouveau pensionnaire : la femelle colobe Frida a donné naissance à un bébé dans la nuit du 23 juillet, une première en 11 ans pour ce type de singe au Zoo.

L'avant-dernière-née de la tribu de colobes, Loulou, réside d’ailleurs toujours au Zoo. Originaire d'Afrique centrale, ce singe est facilement reconnaissable par son pelage inusité, qui change complètement de la naissance à l’âge adulte.

« Les colobes, c’est un primate particulier avec ses longs poils blancs de chaque côté de son dos et au bout de la queue », explique Karl Fournier, responsable des soins animaliers au Zoo de Granby. « Mais la particularité, c’est la naissance. Le bébé est tout blanc. Les parents, eux, mis à part le long poil, le pelage est noir, le contraste est assez particulier. »

Ce pelage somptueux servirait de signal visuel entre les différents groupes de colobes, mais a presque causé la perte du primate. Sa fourrure a longtemps été recherchée pour la confection d’articles de luxe. Il est désormais une espèce protégée, mais son statut reste préoccupant en raison du braconnage et de la destruction de son habitat.

La mère colobe et son nouveau-né

La mère colobe et son nouveau-né

Photo : crédit-photo : Zoo de Granby

Une approche non interventionniste

La mère du rejeton est relativement nouvelle au Zoo, et a été introduite dans le groupe de colobes pour diversifier le groupe génétique.

« On tente qu’il n’y ait pas trop de représentativité parmi nos individus. C’est pourquoi l’année passée on a accueilli une nouvelle femelle, Frida, pour qu’elle puisse s’accoupler avec un jeune mâle que nous avions au Zoo », explique Karl Fournier.

Mais la proximité mâle-femelle ne veut pas dire qu’il y aura forcément procréation, d’autant plus que le zoo tente de limiter son intervention auprès des animaux pour laisser la nature suivre son cours.

« Généralement, on tente de ne pas avoir d’implication, souligne Karl Fournier. Ce qui est souhaité, c’est que la reproduction de nos animaux se fasse le plus naturellement possible. L’équipe médicale est là pour s’assurer qu’il n’y a pas de complications en cours de route ».

Cette approche non interventionniste joue un rôle important pour le développement des capacités parentales des animaux, notamment les primates, soutient Karl Fournier.

« Chez les primates, être un bon parent, ce n’est pas un comportement qui est inné. C’est un comportement appris. C’est pourquoi ils doivent voir les autres individus avoir ce comportement, s’occuper des rejetons, pour faire de même. S’il y avait trop d’interventions, on imprégnerait nos bébés et éventuellement, ce ne seront pas de bons reproducteurs. On veut que ce soit des animaux qui gardent leur comportement naturel, leurs habiletés naturelles. »

La deuxième naissance de l’été

Ce bébé colobe vient s’ajouter à une pouponnière bien garnie au zoo. La femelle léopard de l’Amour Megan a donné naissance par césarienne au petit Milan (Nouvelle fenêtre), dans la nuit du 14 au 15 juin.

D’autres naissances pourraient survenir sous peu. Mais comme le zoo intervient peu auprès des animaux, il n’est pas possible de déterminer s’il y a une réelle gestation en dehors des signes physiques.

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