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L'impact positif d'une ruelle animée

Deux femmes donnent des instructions à des jeunes, qui tiennent des ballons remplis d'eau en les écoutant.

La ruelle animée de Trois-Rivières offre gratuitement des activités estivales aux jeunes de 6 à 17 ans.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une initiative trifluvienne visant à accompagner des enfants provenant d'un milieu défavorisé semble porter ses fruits. À son premier bilan de mi-saison, la ruelle animée du quartier Sainte-Cécile peut déjà se targuer de changer la vie de ses jeunes participants.

Instauré il y a un mois, le projet mené par le Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières offre gratuitement des activités estivales aux jeunes de 6 à 17 ans.

Dans un quartier considéré comme défavorisé, où il n’y a aucun camp de jour, les enfants sont plus susceptibles d’être laissés à eux-mêmes.

Chaque jour, une douzaine d’entre eux profitent des activités offertes par la ruelle animée.

Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), trouble d’opposition, trouble de langage, difficulté dans les habiletés sociales; l‘éducatrice spécialisée au Centre de pédiatrie sociale Marie-Danielle Gilbert-Martel doit composer avec une clientèle hors-norme.

Elle assure pourtant que tous sont les bienvenus dans la ruelle animée. Le contexte est d’ailleurs idéal pour apprendre à connaître les enfants et les aider.

« Avec les observations qu'on recueille six heures par jour pendant quatre jours durant la semaine, je peux faire du dépistage, explique l’éducatrice spécialisée. On réfère en pédiatrie pour ceux qui ont des besoins plus particuliers. »

Marie-Danielle Gilbert-Martel est donc persuadée que l’été aura un impact positif sur la vie de ces jeunes.

Réponse positive de la clientèle

Les enfants qui participent aux activités sont effectivement réceptifs à l’approche pédagogique développée par le Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières.

Certains enfants disent apprécier les encouragements reçus lors des moments de découragement, alors que d’autres reconnaissent que, sans la ruelle animée, ils resteraient probablement emmurés dans leur chambre.

Les parents aussi ressentent les effets positifs du projet, se disant notamment rassurés de savoir leurs enfants encadrés lors des activités.

Besoin d’argent

Après quatre semaines d’activités, la coordonnatrice clinique du Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières Émilie Fleurent-Auger espère obtenir le financement nécessaire pour répéter l’expérience l’an prochain.

Elle propose d’organiser des spectacles-bénéfices ou des soirées-bénéfices afin de boucler le budget nécessaire au retour de la ruelle animée du quartier Sainte-Cécile en 2019.

D’après le reportage d’Elizabeth Ryan

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