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Le CISSS de l'Outaouais reverra son système de priorisation des opérations urgentes

Un établissement du CISSS de l'Outaouais, l'Hôpital de Hull.
Un établissement du CISSS de l'Outaouais, l'Hôpital de Hull (archives) Photo: Radio-Canada / Michel Aspirot
Radio-Canada

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais reverra sa façon de prioriser les opérations chirurgicales urgentes pour mieux tenir compte du temps d'attente et de la gravité des blessures.

C'est ce que ses responsables ont indiqué, mardi, à la suite d'une rencontre qui s'est déroulée entre la direction et les membres du personnel médical.

Le directeur des services professionnels du CISSS de l'Outaouais, Daniel Tardif, a expliqué que ses équipes étaient déjà en communication avec des hôpitaux du Saguenay, de Laval et de Québec pour voir comment leurs homologues géraient les périodes de grand débordement.

M. Tardif a expliqué que l'arrivée d'une vague de patients jeudi et vendredi avait pris les équipes médicales de l'Hôpital de Hull de court.

[C'était] un débordement qui ne devrait pas nous surprendre, mais qui nous surprend toujours un peu.

Daniel Tardif, directeur des services professionnels du CISSS de l'Outaouais

C'est ainsi qu'une vingtaine de patients se sont retrouvés en attente d'une opération chirurgicale urgente ce week-end, certains — dont le Gatinois Jean-Pierre Martel — voyant leur intervention être repoussée de plusieurs jours, puisque leur cas n'était pas considéré comme prioritaire.

Améliorer la communication avec les patients

Le directeur des services professionnels a par ailleurs reconnu que le CISSS de l'Outaouais devait mieux communiquer et s'assurer [que les patients] ne restent pas à jeun inutilement  lorsque leur opération chirurgicale est reportée à plusieurs reprises.

La première raison d'être du Centre intégré, c'est d'offrir des services de qualité et de s'assurer que la population ait confiance quand ils viennent chez nous, a-t-il déclaré.

Le Syndicat des professionnels en soins de l'Outaouais (SPSO) soutient pour sa part que le personnel qui était en poste ce week-end a fait tous les suivis nécessaires pour informer les patients.

Peut-être que quelque part, du monde [a] été oublié. [Elles] ont quand même eu des suivis ces personnes-là, elles n'ont pas été laissées à elles-mêmes. En tout cas de ce que j'en sais, s'est défendu la présidente du syndicat, Lyne Plante.

On est des humains qui soignent des humains. Pour pouvoir le faire, il faut quand même être en forme, il faut du temps de repos, a-t-elle souligné.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

Ottawa-Gatineau

Santé publique