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Le secteur minier se porte bien, selon l’Association minière de la Saskatchewan

Des travailleurs dans une mine d'uranium.
La minière Cameco a enregistré des pertes de 62 millions de dollars au cours du dernier trimestre. Photo: La Presse canadienne / Liam Richards
Radio-Canada

Malgré le fait que le producteur d'uranium Cameco a licencié quelque 700 employés, mercredi dernier, la présidente de l'Association minière de la Saskatchewan, Pam Schwann, affirme que ces compressions ne reflètent pas la réalité de l'industrie minière dans la province, qui se porte bien.

Sans nier que les centaines de licenciements de Cameco sont « importants », Pam Schwann affirme que les difficultés économiques auxquelles fait face l’entreprise sont « des problèmes isolés au marché de l’uranium ».

« Il y a un surplus d’uranium sur le marché et il est moins cher pour Cameco d’acheter et d’épuiser ses surplus existants que de puiser à perte dans un gisement », précise-t-elle.

Pam Schwann estime à plus d’un millier le nombre de personnes qui travaillent toujours pour Cameco, soit dans les sites miniers du nord de la province, soit au siège social de la compagnie, à Saskatoon.

L’industrie minière est toujours un employeur important de personnes de manière directe et indirecte.

Pam Schwann, présidente de l'Association minière de la Saskatchewan

Pam Schwann s’attend à ce que le secteur minier continue de croître, particulièrement pour les sites miniers qui extraient des minéraux métalliques tels que l’or.

Nick Carter est analyste dans une firme de consultation spécialisée dans l'uranium. Selon lui, le marché de l’uranium est dans « une phase de rééquilibrage » et le marché ne devrait pas tarder à reprendre.

« À un moment donné, le prix [de l’uranium] augmentera suffisamment pour qu’il soit plus logique pour Cameco de rouvrir son site minier de McArthur River à la production que de continuer à acheter de l’uranium d’autres sociétés », dit-il.

La menace des tarifs américains

L'Association minière de la Saskatchewan surveille de près ce qui passe du côté des États-Unis, notamment en ce qui concerne l'enquête du département du Commerce américain. Cette enquête cherche à vérifier si les importations américaines d'uranium nuisent à la sécurité nationale du pays.

« Nous espérons que les États-Unis verront le Canada comme un partenaire commercial sûr et fiable et que notre pays sera exempté des droits de douane si les États-Unis vont dans cette direction », dit Pam Schwann.

Le Canada exporte environ 20 % de son uranium vers les États-Unis.

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