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Reconnaissance des Aborigènes d'Australie : le Parlement ne s'entend pas


Une manifestante tient une pancarte à l'extérieur du site pour une rencontre entre le premier ministre australien Tony Abbott et quarante des représentants autochtones les plus influents de la nation à Sydney, en Australie, le 6 juillet 2015. Abbott et les représentants ont discuté d'un éventuel référendum et les insulaires du détroit de Torres dans la constitution australienne, et qu'ils étaient les premiers Australiens, ont rapporté les médias locaux.

En Australie, les lois fondamentales ne mentionnent pas les peuples aborigènes et indigènes.

Photo : Reuters / David Gray

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La reconnaissance constitutionnelle des Aborigènes australiens devra encore attendre. Le comité parlementaire chargé d'examiner les requêtes aborigènes a dévoilé son rapport lundi. Il n'y a toutefois pas de consensus sur la forme que devrait prendre le poids des Aborigènes au Parlement.

Le gouvernement de l'Australie a rejeté, l'an dernier, la déclaration commune des Aborigènes qui réclamaient qu'ils aient une voix au sein du Parlement et qu'ils soient reconnus dans la Constitution du pays. Le document historique demandait un processus de guérison après des siècles de dépossession et de discrimination.

Au Canada, les droits des peuples autochtones sont reconnus dans la Constitution depuis 1982. Mais, en Australie, les lois fondamentales ne mentionnent pas les peuples aborigènes et indigènes.

Le premier ministre, Malcolm Turnbull, avait annoncé, en octobre 2017, que son Cabinet refusait les requêtes des Aborigènes parce qu'elles n'étaient pas « désirables ou susceptibles d'être acceptées lors d'un référendum ».

Il avait aussi déclaré qu'il « s'engageait à trouver des moyens efficaces de faire entendre des voix locales plus fortes pour rendre les populations aborigènes plus fortes ».

Le comité parlementaire chargé d'étudier la question a ensuite été mis en place.

Le rapport de ce comité n'écarte cependant pas la possibilité de tenir un référendum.

Le chef de l'opposition, Bill Shorten, a quant à lui promis d'offrir une voix législative aux Aborigènes s'ils n'avaient pas le soutien du Parlement pour organiser un référendum.

Toutefois, pour certains, offrir un poids législatif aux Aborigènes sans qu'il en soit fait mention dans la Constitution est un pari risqué.

« C'est facile de se contenter de ne faire que la moitié du chemin », a écrit dans un mémoire le député du Parti travailliste responsable des affaires aborigènes pour l'Australie-Méridionale, Kyam Maher.

Un enjeu électoral

Une autre députée du Parti travailliste, l'Aborigène Linda Burney, qui faisait partie du comité parlementaire, croit que la reconnaissance des Autochtones australiens ne devrait pas devenir un enjeu lors des élections fédérales de novembre 2019.

« La question doit absolument être réglée avant ça », a-t-elle déclaré après le dévoilement du rapport.

« C'est très important, non seulement pour les Aborigènes, mais pour tous les Australiens, a-t-elle dit. Le premier ministre ira à contre-courant de l'histoire s'il ne soutient pas une voix au Parlement. »

Avec les informations de The Guardian, et ABC Australia

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