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La future usine de compostage à Saint-Laurent pose-t-elle un risque pour les avions?

Anne Klein, devant sa maison, tient une affiche qui décrit les risques qu'elle associe au futur centre de compostage

Anne Klein, qui habite à proximité de la future usine de compostage de l'arrondissement Saint-Laurent, se bat depuis des années pour en empêcher la construction.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Radio-Canada

Des citoyens qui habitent près de la future usine de compostage de l'arrondissement Saint-Laurent se battent pour en empêcher la construction. Selon les opposants, cette usine qui devrait ouvrir ses portes en 2021 près de l'aéroport Montréal-Trudeau comporte des risques pour les avions.

Un texte de Julie Landry

Anne Klein, la porte-parole des Citoyens Saraguay-Cartierville contre l'usine de compostage, travaille depuis des années pour en empêcher la construction dans l'arrondissement Saint-Laurent. Cette usine se situera à 750 mètres de sa maison, et à 2 kilomètres de l'aéroport Montréal-Trudeau.

L'opposante soulève de nombreuses craintes liées à ce projet : hausse du trafic routier et du bruit, odeurs nauséabondes, baisse de la valeur des propriétés du quartier et surtout, danger pour la sécurité aérienne. Selon elle, la nouvelle usine attirera des oiseaux qui pourraient entrer en collision avec les avions qui vont voler tout près du centre.

Cette usine représente un danger pour tous les passagers.

Anne Klein, opposante à la future usine de compostage de Saint-Laurent

En outre, elle croit que la construction de cette usine est une violation de la réglementation de l'aéroport Montréal-Trudeau, selon laquelle les installations dégageant des odeurs ne peuvent pas être construites à moins de 15 kilomètres des aéroports.

Péril aviaire?

La question du péril aviaire a été discutée longuement entre la Ville de Montréal et les autorités aéroportuaires. Aéroports de Montréal a fait une liste des mesures d'atténuation auprès de la Ville de Montréal pour gérer cet enjeu. L'autorité aéroportuaire exige, par exemple, que les portes des bâtiments de déchargement de compost soient fermées en tout temps, que les aires d'attente des camions soient nettoyées et que les véhicules utilisés soient étanches.

Marc-André Gosselin, le porte-parole d'Aéroports de Montréal, a répondu par écrit que la Ville a donné les assurances requises quant à la prévention du péril aviaire. « Nous procédons aussi à l’analyse des documents d’appel d’offres de construction et d’opération du futur centre afin de confirmer que les différentes mesures de mitigations y sont bien intégrées et nous assurer que celles-ci seront conformément appliquées d’ici la mise en service du centre », a-t-il ajouté.

La Ville de Montréal s'est dite confiante que le site n'attirera pas d'oiseaux puisque c'est un centre fermé, mais précise que l'exploitant devra mettre en place ce programme de gestion du péril aviaire.

Les opposants peu rassurés

Ces réponses ne satisfont pas Anne Klein qui n'hésitera pas à se placer devant les bulldozers pour empêcher les travaux. Elle assure qu'elle ne sera pas la seule à se battre jusqu'au bout pour empêcher la construction de cette usine.

Société