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La fermeture des banques met à mal le développement économique dans le Nord ontarien

Des logos des banques TD, BMO, CIBC, RCB et Scotiabank.

Plusieurs banques se retirent davantage des petites communautés du Nord de l'Ontario.

Photo : CBC / Dillon Hodgin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des observateurs estiment que la fermeture des banques dans les petites communautés du Nord de l'Ontario, une tendance qui prend de plus en plus d'ampleur, entrave leur développement économique.

En 2017, la communauté d’Atikokan dans le nord-ouest de la province qui compte près de 3000 résidents a perdu ses succursales des banques CIBC et TD.

Le village dispose toujours d’une succursale de la Banque Royale du Canada, mais selon le maire Dennis Brown, la fermeture des deux autres banques aurait contribué au refus d’une caisse populaire, que courtisait le bureau de développement économique, de venir s’installer à Atikokan.

« Ils se sont dit : "Si les banques ne veulent pas y être, pourquoi irions-nous?" »

— Une citation de  Dennis Brown, maire d’Atikokan

Le retrait des établissements bancaires des petites communautés se fait de plus en plus remarquer, notamment à Dubreuilville et Beardmore, qui n'en ont plus du tout.

Le professeur d’économie de l’Université Simon-Fraser, Sean Markey, atteste de l’importance de la présence de banques au sein d’une communauté.

À part les emplois qui se perdent lorsqu’une banque disparaît, les gens qui y travaillent possèdent une grande expertise dont les communautés ont besoin pour pouvoir mener à bien des projets de développement, explique-t-il.

« Les banques sont des institutions. Elles ont la capacité de solidifier l’ancrage de certains services dans le secteur commercial ou le quartier où elles s’implantent. »

— Une citation de  Sean Markey, professeur d'économie à l'Université Simon-Fraser

Les services en ligne

Si la tendance est à la promotion des services bancaires en ligne, M. Markey souligne que leur accès n’est pas toujours garanti dans de nombreuses communautés qui n’ont pas encore d’Internet à haute vitesse.

Pour le maire Brown, à Atikokan où près de 40 % de la population est composée de personnes âgées, la méfiance générale envers les services bancaires en ligne est aussi un enjeu de taille.

« Il y a plusieurs d’entre nous qui ne voulons pas faire cela à cause de tous les cas de fraude qui existent. Il faut qu’il y ait un endroit où l’on peut parler directement à un employé d’une banque. »

— Une citation de  Dennis Brown, maire d'Atikokan

Le maire Brown compte toujours sur une intervention gouvernementale afin de freiner le phénomène.

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