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Le coyote à nos portes : ce que vous devez savoir

Entrevue avec la biologiste Mélanie Däppen, responsable des services éducatifs de GUEPE.
Radio-Canada

Si les coyotes fuient habituellement la présence humaine, et ce, même en ville, certaines bêtes ont perdu leur crainte instinctive de l'humain après avoir été nourries volontairement ou involontairement.

Dans la région de Montréal, le coyote est présent partout dans les zones périurbaines et rurales. Les gens sont aussi susceptibles de le trouver dans certains parcs nature de Montréal, voire dans quelques zones urbaines.

Un animal sauvage qui s’adapte

Des cas exceptionnels de bêtes qui ont perdu leur peur des humains ont été recensés dans les dernières années et dans les derniers mois.

Les coyotes ont peur de nous, ils ont tendance à nous fuir. Ce sont les coyotes avec des comportements atypiques, ceux qui ont été humanisés, qui peuvent mordre.

Jennifer Marchand, éducatrice-naturaliste pour le Groupe uni des éducateurs naturalistes et professionnels de l’environnement
Un coyote dans un parc.Agrandir l’imageUn coyote urbain Photo : iStock

Cohabiter avec les coyotes

  • Ne les nourrissez pas. Évitez de laisser de la nourriture pour animaux domestiques à l’extérieur.
  • Ne tentez pas de les approcher pour les flatter ou pour prendre des égoportraits.
  • Assurez-vous que les enfants ne s’approchent pas d'eux.
  • Si vous croisez un coyote, gardez votre calme. Il faut laisser à l’animal l'espace nécessaire pour s’enfuir.
  • S’il ne s'en va pas ou s’il a une réaction agressive, donnez-vous un air imposant en levant vos bras, faites du bruit et criez pour l'effrayer.
  • Vous pouvez lancer des objets dans sa direction, mais sans le viser directement pour ne pas le rendre plus agressif.
  • Éloignez-vous en reculant lentement, mais en gardant un contact visuel avec l’animal.
  • Il ne faut pas lui tourner le dos ni courir.

Vos animaux domestiques

  • La plupart des interactions avec les coyotes en milieu urbain résultent de la présence d'un chien.
  • Gardez toujours vos chiens en laisse dans les parcs et circulez uniquement sur les sentiers aménagés.
  • Les chiens de moyenne et de grande taille ne sont généralement pas menacés par les coyotes.
  • Les risques d’attaques sont plus grands pour les chiens de petite taille, qui peuvent être perçus comme des proies.
  • Il peut toutefois arriver qu’un coyote considère un grand chien comme une menace ou un compétiteur. Il pourra alors se montrer agressif pour défendre son territoire ou encore feindre d’intimider votre chien pour l’inciter à s’éloigner.
  • Ne permettez jamais à votre chien d'interagir avec un coyote. Si un coyote s'approche, gardez votre chien près de vous ou prenez-le dans vos bras, puis dirigez-vous vers une zone plus achalandée.
  • Gardez vos chats à l’intérieur, en particulier la nuit.

(Source: Ville de Montréal)

Le coyote (Canis latrans) est l’un des trois représentants sauvages de la famille des canidés au Canada. Les deux autres membres sont le loup et le renard (roux, arctique, gris et véloce). Les coyotes sont des animaux d’habitudes, ils ratissent à répétition leur territoire, qui fait généralement 4 km carrés.

Entrevue avec Jennifer Marchand, éducatrice-naturaliste au Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement (GUEPE)

Comment reconnaître un coyote?

  • L’animal est plus petit que le loup. Le mâle pèse en moyenne 18 kg et mesure de 1,2 m à 1,5 m avec la queue. Il atteint de 58 cm à 66 cm de hauteur à l’épaule. La femelle est un peu plus petite.
  • Il est très rapide : il peut atteindre une vitesse de 69 km/h lors d’une poursuite.
  • Il possède de larges oreilles pointues et dressées, un museau effilé et un nez noir.
  • Ses yeux, en amande avec des pupilles noires et rondes, lui donnent son air rusé caractéristique.
  • Sa fourrure est gris fauve et elle est plus foncée sur la moitié postérieure du dos, où des poils à bout noir forment des vagues. Sa queue gris pâle, elle, est plus foncée sur le dessus que sur le dessous; elle est fauve pâle dans la dernière moitié et noire à l’extrémité.
  • Son jappement et son hurlement rappellent le cri du loup.
  • Le coyote aime jouer avec ses semblables, mais aussi avec sa victime… avant de la dévorer.

Des coyotes urbains

On peut penser que la présence du coyote dans la région de Montréal est toute récente, mais ce n’est pas le cas.

Plusieurs présences de l’animal ont été rapportées dans les journaux dans les dernières décennies. Par exemple, le 9 janvier 1970, un article de La Presse expliquait comment un policier avait abattu un coyote dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges. C’était l’un des trois tués dans la montagne durant cet hiver-là.

À l’époque, on ne parlait pas de cohabiter avec ces animaux, mais bien de les abattre, pour assurer la sécurité des enfants et pour freiner la propagation de la rage.

Or, de nos jours, la présence des coyotes est considérée comme essentielle au maintien de l’équilibre des écosystèmes naturels. Étant donné qu'il se trouve au sommet de la chaîne alimentaire, le coyote permet, par exemple, de réguler les populations de bernaches qui causent parfois des nuisances en milieu urbain.

Zoologie

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