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Le projet de loi pour réduire la taille du conseil municipal de Toronto est déposé

Le premier ministre de l'Ontario Doug Ford entouré du caucus progressiste-conservateur en Chambre à Queen's Park, le 30 juillet 2018.

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, entouré du caucus progressiste-conservateur en Chambre à Queen's Park, le 30 juillet 2018.

Photo : Radio-Canada / Claudine Brulé

Radio-Canada

Le projet de loi « sur l'administration des administrations locales » a été officiellement déposé à Queen's Park, alors que plusieurs s'élèvent contre la décision du gouvernement Ford de réduire à 25 le nombre de conseillers municipaux à Toronto.

Lors de la période de questions, la chef de l’opposition officielle, Andrea Horwath, n’a pas manqué de critiquer le gouvernement sur ce nouveau projet législatif.

La chef du Nouveau Parti démocratique a notamment rappelé que le premier ministre Doug Ford n’a pas été élu maire de la Ville Reine.

Le projet de loi veut faire passer de 47 à 25 le nombre de conseillers à la Ville de Toronto.

Selon le premier ministre, cette mesure permettra à la Ville de réaliser des économies de plus de 25 millions de dollars sur quatre ans.

Toronto deviendra toutefois la ville où chaque conseiller représentera le plus grand nombre de citoyens au pays, avec en moyenne 109 000 Torontois par conseiller répartis dans 25 arrondissements, plutôt que 61 000 dans 47 arrondissements comme c'est le cas actuellement.

Le chef du Parti vert de l’Ontario, Mike Schreiner, a qualifié d' antidémocratique le projet de loi de M. Ford.

En fin d’après-midi, M. Ford a pris la parole à Queen’s Park pour défendre son projet de loi. Il estime que les conseillers municipaux de Toronto essaient de sauver leur emploi en se mobilisant de la sorte et qu’en réduisant le nombre de sièges autour de la table, Toronto sera à nouveau gouvernable .

Le conseil municipal s'oppose au projet de loi

Après quelques heures de débats, les conseillers municipaux ont adopté des motions lundi pour exprimer leur opposition au projet de loi et demander à la province de pouvoir tenir un référendum sur le nombre de sièges au conseil municipal.

L'un des conseillers municipaux, Gordon Perks, est satisfait du résultat. Selon le conseil, la Ville n'est pas une créature de la province, mais est le reflet des gens de Toronto. Il estime que Doug Ford n’a pas son mot à dire sur sa constitution.

La conseillère de Toronto Centre-Rosedale, Lucy Troisi, déplore plutôt le moment choisi pour déposer ce projet de loi. Elle ne croit pas que le gouvernement ait le droit d’agir ainsi en période électorale.

La salle du conseil municipal de Toronto

Le conseil de ville de Toronto a adopté une motion afin d'exprimer son opposition au projet de loi de Doug Ford.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Morissette

Le conseiller municipal Giorgio Mammoliti, qui est pour le projet de loi, estime quant à lui que le temps des débats est désormais révolu. Selon lui, le conseil devrait plutôt se concentrer sur les prochaines étapes. Lors d'une conférence de presse à Queen’s Park un peu plus tôt dans la journée, il a laissé entendre que s’il y avait moins de politiciens de gauche à Toronto, ce serait une bonne chose.

Le conseiller municipal Michael Ford, également neveu du premier ministre, ne croit pas qu’un référendum soit nécessaire dans ce cas-ci, comme l’avait laissé entendre le maire John Tory.

Une motion afin d'amorcer un recours judiciaire contre la province a aussi été adoptée. Sans lancer les procédures légales immédiatement, le conseil municipal demandera aux avocats de se pencher sur la légalité constitutionnelle du projet de loi. Une nouvelle réunion du conseil doit avoir lieu à la fin du mois d'août pour se pencher la question.

Des manifestants à Queen’s Park

En matinée, quelques dizaines de manifestants se sont rendus à Queen’s Park afin de protester contre cette décision du gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford.

Portrait de Yalanda B’Dacy

Yolanda B’Dacy craint que les changements législatifs aient aussi un impact sur les élections scolaires.

Photo : Radio-Canada

Yolanda B'Dacy, la vice-présidente du syndicat des enseignants de l'élémentaire de Toronto, était parmi ceux-ci. Elle déplore que le sujet n’ait pas été abordé durant la campagne électorale.

Le premier ministre Ford affirme que c’était sa promesse durant l’élection et qu’il n’y aurait pas de pertes d’emplois, mais là, on va perdre la moitié de notre conseil, souligne-t-elle.

En tant qu’enseignante, Mme B’Dacy craint que ces changements de règles aient également un impact sur les élections scolaires, qui ont lieu en même temps que les élections municipales.

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