•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Edmonton délivre ses 9 premiers permis de vente de cannabis

Devanture d'une laverie.

L'un des premiers emplacements à recevoir un permis de vente de cannabis à Edmonton est situé sur la 82e Avenue, à Bonnie Doon, et abrite aujourd'hui une laverie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un peu moins de trois mois avant la légalisation officielle du cannabis, la Ville d'Edmonton a approuvé une petite dizaine de permis de vente seulement. À Calgary, la Ville a annoncé lundi qu'elle commençait à étudier les candidatures reçues.

Sur les 180 candidatures soumises à la Ville d’Edmonton, 12 ont fait l'objet d'une décision depuis le début du mois de juillet : neuf ont été approuvées, une a été refusée, et deux ont été retirées.

Le conseiller municipal Ben Henderson n’est pas surpris par ce nombre, étant donné que les municipalités ont attendu l’adoption de la loi par le Parlement pour commencer à examiner les candidatures. « On a toujours su que le calendrier serait serré », dit-il.

Calvin Chan, planificateur pour la Ville d’Edmonton, pense que la Municipalité est sur la bonne voie, même si elle n’a pas encore délivré beaucoup de permis.

Je ne pense pas que les gens s’attendaient à ce que tous les magasins soient ouverts le jour de la légalisation officielle, et je pense qu’aucune municipalité albertaine ne s’y attend.

Calvin Chan, planificateur

Deux agents responsables des permis d'aménagement continueront d’étudier les candidatures dans un délai raisonnable, précise M. Chan.

Le partage des revenus toujours en question

« Le personnel assigné à ce dossier est suffisant pour le nombre de candidatures reçues », dit-il. « Edmonton est une grande ville et il y a beaucoup d’autres types d'aménagement en cours que l’on ne peut négliger non plus. »

Le coût de la mise en place de règlements municipaux liés au cannabis est estimé à 9 millions de dollars pour la Ville d’Edmonton. Vingt-cinq pour cent des revenus de la vente du cannabis reviendront au gouvernement fédéral, tandis que les 75 % restants iront à la province. Aucun de ces deux ordres de gouvernement n’a encore indiqué ce que les municipalités en retireront.

Ben HendersonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le conseiller municipal Ben Henderson

Photo : Radio-Canada

C’est pour cela, dit le conseiller Henderson, que la Ville ne veut pas s’engager à recruter plus de personnel. « À ce stade, nous ne gagnons pas un sou. »

Calgary entame le processus

L’étude des 261 candidatures soumises à la Ville de Calgary commence lundi, a indiqué cette dernière.

Chacune d’entre elles sera étudiée en fonction des règles établies quant à la distance minimale à respecter entre chaque magasin et avec des lieux spécifiques, comme les écoles. Les commentaires laissés par les résidents seront aussi pris en compte.

« Nous espérons avoir examiné toutes les candidatures d’ici le 10 août », a précisé Brenda McInnis, responsable du dossier à la Ville de Calgary.

Une fois la décision prise, les candidats, ou toute autre partie concernée, disposeront de 21 jours pour faire appel.

La Ville continue de recevoir une à deux candidatures par semaine, a-t-elle ajouté. « Nous n’avons pas de plafond pour le nombre de permis. Le plus important pour nous est de respecter les distances minimales mises en place, et d’éviter une trop grande concentration de magasins de cannabis dans un quartier donné. »

Les deux villes mettront à jour la liste des permis délivrés sur leurs sites Internet respectifs.

Les commerçants qui obtiennent un permis municipal devront également obtenir un permis de vente au détail auprès de la Commission albertaine des jeux et de l’alcool, un processus qui peut prendre jusqu’à quatre mois. À ce jour, la commission a reçu 740 demandes provenant de toute la province, dont 226 pour Calgary et 144 pour Edmonton.

Avec les informations de Natasha Riebe et Charlotte Dumoulin.

Alberta

Société