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  • Archives
  • Londres, capitale du punk

    Une femme et un homme à l'allure punk. La première porte des lunettes futuristes et une chaîne avec cadenas à la taille. L'autre, une veste en cuir avec quelques écussons et agrafes, une cravate mal nouée et une épingle à l'oreille.
    Jeunes punks londoniens Photo: Radio-Canada / Femme d'aujourd'hui, 10 octobre 1977
    Radio-Canada

    Cet été, l'exposition Ici Londres au Musée de la civilisation met en lumière la force créatrice de la métropole britannique dans l'après-guerre. Ce n'est pas d'hier qu'on s'intéresse à Londres comme vivier de mouvements socioculturels. De nos archives, une présentation du mouvement punk en 1977.

    Au début des années 1970, le mouvement punk naît dans une Grande-Bretagne minée par la pire crise économique qu'elle ait connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Des grèves éclatent. Le chômage grimpe en flèche.

    Dans ce pays en transition, les premiers touchés sont les jeunes, qui peinent à trouver du travail. Certains se révoltent contre une société à laquelle ils ne peuvent s’identifier.

    Dire que les punks rockers sont de simples voyous en blouson noir serait beaucoup trop simplifier le problème.

    André Manderstam

    À l’émission Femme d’aujourd’hui du 20 octobre 1977, les journalistes André Manderstam et Anne Penketh se penchent sur le mouvement punk dans la capitale britannique.

    De Londres, ils examinent rigoureusement les différents aspects du phénomène punk au sein de la jeunesse anglaise, tant en ce qui a trait à la musique qu’au style vestimentaire.

    Les punks rockers s'expriment par l'intermédiaire de leurs vêtements. Il faut dire qu'ils ont parfois du mal à s'exprimer autrement.

    André Manderstam

    Les jeunes punks se reconnaissent par leurs vêtements rapiécés et leurs cheveux souvent courts et colorés. Mais comme le montre une visite dans une boutique de l’avenue King’s Road, la mode punk est tranquillement récupérée par la masse.

    « Est-ce que vous êtes un peu désespérés? » demande le journaliste André Manderstam à un groupe de punks. « Un peu! [soupir] je pourrais dire beaucoup quand même! » répond l’un d’eux.

    Également interviewé dans le reportage, le sociologue Peter Marsh, de l’Université d’Oxford, offre une analyse clairvoyante du mouvement punk.

    Je pense que cette musique pourrait survivre. Le mouvement, lui, ne peut pas durer. Après tout, c'est un mouvement qui est lié au chômage, à la pauvreté.

    Peter Marsh (traduction libre), en 1977

    Quarante ans plus tard, que reste-t-il du punk? Le t-shirt emblématique de Johnny Rotten, chanteur des Sex Pistols, se trouve pour sa part au Musée de la civilisation de Québec jusqu’au 10 mars 2019.

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