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Les producteurs de grains du Québec réclament l’aide du gouvernement

Une boîte de conserve en gros plan déverse des graines de soja dans une main

Les producteurs de grains du Québec demandent aux gouvernements provincial et fédéral de les soutenir financièrement pour faire face à leurs concurrents américains.

Photo : The Associated Press / John Minchillo

La Presse canadienne

Les producteurs de grains du Québec demandent aux gouvernements provincial et fédéral de les soutenir financièrement pour faire face à leurs concurrents américains qui se sont vu offrir des fonds par l'administration Trump, dans un contexte de guerre commerciale.

L'aide d'urgence de 12 milliards de dollars américains aux agriculteurs annoncée par le président américain Donald Trump la semaine dernière confirme les impacts de cette guerre commerciale internationale sur l'agriculture, selon les producteurs de grains du Québec.

Le président de l'association, Christian Overbeek, a plaidé dans un communiqué que ces subventions « menacent d'amplifier l'instabilité et la chute des prix mondiaux », ce qui favoriserait leurs concurrents américains.

« Si le marché sait qu'il y a 12 milliards de dollars de disponibles de la part du gouvernement, le marché des produits de base va diminuer de valeur de ce montant-là. Ça a un effet direct sur le marché des grains québécois, parce qu'on est en référence directe avec le marché américain », a précisé M. Overbeek.

Un soutien « plus que jamais urgent »

Les producteurs de grains réitèrent également auprès des gouvernements leur souhait désormais « plus que jamais urgent » de mettre en place des programmes de sécurité du revenu et de gestion des risques.

De tels programmes, affirment-ils, leur permettraient d'affronter une crise majeure qui provoquerait un cycle prolongé de bas prix.

« Les conséquences à court terme [seraient] une diminution importante au niveau de nos investissements dans le renouvellement de nos équipements, dans les investissements pour acquérir des technologies pour continuer à améliorer notre performance agronomique, notre performance technique à court terme », a souligné M. Overbeek.

« Mais si la situation persiste, c'est la viabilité des entreprises en tant que telles qui va être mise à risque, fortement. Donc une diminution importante de la production de grains elle-même, qui sert à nourrir toutes les autres exploitations du secteur animal au Québec », ajoute M. Overbeek.

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