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Jean-François Drapeau, la chevalerie chevillée au corps

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Un homme enfile une armure de chevalier.

Originaire du Québec, aujourd'hui installé en Alberta, Jean-François Drapeau pratique le combat et la joute médiévale depuis près de trente ans.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le festival médiéval de Cooks Creek se tient cette fin de semaine sur le terrain de la Cathédrale ukrainienne de l'Immaculée Conception près du parc provincial Birds Hill. À cette occasion, des jouteurs de plusieurs pays s'affrontent à pied ou à cheval lors de tournois chevaleresques. Parmi eux, le chevalier québécois Jean-François Drapeau nous explique sa passion.

Un texte de Pierre Verrière

« J'ai toujours été un chevalier en devenir, je me suis toujours vu sur un cheval avec une lance », avoue Jean-François Drapeau, tout en ajustant ses jambières. Dans quelques heures, il ira affronter son adversaire à cheval avec sa lance comme au temps des chevaliers. Mais pour l'heure, il lui faut enfiler sa cotte de mailles puis le reste de son armure, une réplique exacte d'une armure d'un chevalier du 14e siècle faite sur mesure et qui pèse 50 kg.

Le Moyen-Âge, ce natif de Québec installé en Alberta par amour des Rocheuses, le vit plusieurs semaines par an depuis près de trois décennies. Lorsqu'il ne construit pas de maisons, ce qui est son métier, ou qu'il ne s'occupe pas de ses chevaux, il parcourt l'Europe et participe à des tournois internationaux de chevalerie où il a plusieurs fois représenté le Canada.

Un homme en armure monte un cheval noir sur lequel est posée une couverture bleue.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un chevalier et sa monture s'apprêtent à participer à une joute.

Photo : Radio-Canada

« Avant je faisais beaucoup de combats et ça fait dix ans que je fais de la joute. Il faut d'abord être un excellent cavalier. C'est un art martial qui s'apprend, tu ne commences pas la première semaine à jouter », souligne-t-il.

Comme les chevaliers en leur temps, le jouteur commence par être un écuyer et assiste d'autres chevaliers tout en participants aux jeux d'adresse et de précision à cheval par lesquels tous les apprentis chevaliers doivent passer.

« Il n'y a pas d'autres moyens pour devenir chevalier, faut que tu fasses tes classes », résume Jean-François Drapeau.

Quelques heures dans la peau d'un autre

Sur son blason écarlate, figure un loup noir. Des couleurs flamboyantes qui correspondent avec le personnage qu'il incarne, mais qui sont aux antipodes de ce qu'il est dans la vie civile.

« Dans la vie de tous les jours, je suis quelqu'un de très réservé qui parle pas beaucoup au monde, ça me permet de m'extérioriser énormément. »

Un homme porte une armure sur un cheval.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ce chevalier en armure porte l'écussion qui sert à la fois de cible pour la lance de son adversaire et de protection.

Photo : Radio-Canada

« Pour te faire inviter à des tournois, il faut que tu fasses connaître ton nom. On joue notre nom à chaque joute. Quel genre de chevalier tu es et quel genre de chevalier tu veux être », indique Jean-François Drapeau.

Il souligne qu'on ne s'improvise pas chevalier, il faut en avoir l'état d'esprit et posséder l'esprit du combat, ce qui ne veut pas nécessairement dire aimer la violence.

« Les gens nous voient parfois comme des brutes qui revêtons des armures et qui nous battons violemment, mais c'est faux. Il y a un esprit de compétition qui nous anime, c'est certain, mais il y a aussi beaucoup de respect pour le cheval, bien sûr, et puis pour l'adversaire », précise Jean-François Drapeau.

Un homme porte une armure médiévale.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'armure de Jean-François Drapeau a été faite sur mesure et est une réplique des armures authentiques qui sont exposés dans les musées européens. Son poids est de 50 kg.

Photo : Radio-Canada

Le grand amateur d'adrénaline reconnaît cependant l'aspect addictif de sa passion.

« Quand tu commences la joute, tu ne t'arrêtes plus après, c'est pour le restant de ta vie. »

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