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Un « coloc » hydroponique pour mieux cohabiter avec le cannabis

Un homme se tient debout à côté d'une machine ressemblant à un réfrigérateur programmable.

Le consultant de l'entreprise B.C. Northern Lights Myles Owen présente l'appareil permettant la culture personnelle de tomates... ou de cannabis.

Photo : Radio-Canada / Rohit Joseph

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que certaines municipalités songent à réglementer la culture domestique du cannabis lors de la légalisation du produit, une entreprise de Surrey, en Colombie-Britannique, propose une serre personnelle pour limiter les désagréments.

À l’approche de la légalisation du cannabis pour fins récréatives le 17 octobre, les réactions diffèrent.

Certaines municipalités, comme West Vancouver et Richmond, refusent l’établissement de comptoirs de vente et songent à interdire la culture personnelle, d’autres, comme Whistler, ont adopté un règlement municipal affirmant le droit à la culture à domicile.

Pendant ce temps, les propriétaires et associations de copropriétés souhaitent avoir le droit de réglementer la culture et l’usage de la marijuana, entre autres à cause des risques d’endommager les logements, indique David Hutniak, le président de l’Association des propriétaires de la Colombie-Britannique.

La loi fédérale prévoit le droit de cultiver quatre plants de cannabis par famille, mais les provinces et les municipalités peuvent restreindre ce droit.

Des cultivateurs incompris

La culture de la marijuana est relativement simple, indique Adolfo Gonzales, le cofondateur de Canna Reps, une entreprise offrant des services-conseils pour les producteurs.

Il confirme les réticences des propriétaires, mais il soutient que leur compréhension de la culture à domicile est erronée et qu’il est désormais possible de faire pousser de 12 à 20 plants simplement et sans dangers.

Un « coloc » à la rescousse

L’entreprise B.C. Northern Lights de Surrey, près de Vancouver, propose sa propre solution aux inconvénients de la culture à la maison.

Il s’agit d’une serre personnelle à laquelle elle donne affectueusement le nom de The Roommate, qui signifie « le colocataire ».

L’appareil ressemble à s’y méprendre à un réfrigérateur, mais il contient un ventilateur, un système d’éclairage, des programmes de culture et quatre emplacements pour faire pousser des plants de tomates ou de cannabis.

« Il suffit de régler l’horloge à l’heure locale et tout le reste est préprogrammé », soutient le consultant de B.C. Northern Lights Myles Omand, ajoutant que « la boîte s’occupe de tout ce que vous auriez tendance à oublier » dans le cycle de culture des plants.

Il reste à savoir si le « coloc » parviendra à convaincre propriétaires et copropriétaires que les inconvénients de la culture personnelle du cannabis peuvent être surmontés sans que celle-ci soit interdite.

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