Un « coloc » hydroponique pour mieux cohabiter avec le cannabis

Le consultant de l'entreprise B.C. Northern Lights Myles Owen présente l'appareil permettant la culture personnelle de tomates... ou de cannabis.
Photo : Radio-Canada / Rohit Joseph
Alors que certaines municipalités songent à réglementer la culture domestique du cannabis lors de la légalisation du produit, une entreprise de Surrey, en Colombie-Britannique, propose une serre personnelle pour limiter les désagréments.
À l’approche de la légalisation du cannabis pour fins récréatives le 17 octobre, les réactions diffèrent.
Certaines municipalités, comme West Vancouver et Richmond, refusent l’établissement de comptoirs de vente et songent à interdire la culture personnelle, d’autres, comme Whistler, ont adopté un règlement municipal affirmant le droit à la culture à domicile.
Pendant ce temps, les propriétaires et associations de copropriétés souhaitent avoir le droit de réglementer la culture et l’usage de la marijuana, entre autres à cause des risques d’endommager les logements, indique David Hutniak, le président de l’Association des propriétaires de la Colombie-Britannique.
La loi fédérale prévoit le droit de cultiver quatre plants de cannabis par famille, mais les provinces et les municipalités peuvent restreindre ce droit.
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Des cultivateurs incompris
La culture de la marijuana est relativement simple, indique Adolfo Gonzales, le cofondateur de Canna Reps, une entreprise offrant des services-conseils pour les producteurs.
Il confirme les réticences des propriétaires, mais il soutient que leur compréhension de la culture à domicile est erronée et qu’il est désormais possible de faire pousser de 12 à 20 plants simplement et sans dangers.
Un « coloc » à la rescousse
L’entreprise B.C. Northern Lights de Surrey, près de Vancouver, propose sa propre solution aux inconvénients de la culture à la maison.
Il s’agit d’une serre personnelle à laquelle elle donne affectueusement le nom de The Roommate, qui signifie « le colocataire ».
L’appareil ressemble à s’y méprendre à un réfrigérateur, mais il contient un ventilateur, un système d’éclairage, des programmes de culture et quatre emplacements pour faire pousser des plants de tomates ou de cannabis.
« Il suffit de régler l’horloge à l’heure locale et tout le reste est préprogrammé », soutient le consultant de B.C. Northern Lights Myles Omand, ajoutant que « la boîte s’occupe de tout ce que vous auriez tendance à oublier » dans le cycle de culture des plants.
Il reste à savoir si le « coloc » parviendra à convaincre propriétaires et copropriétaires que les inconvénients de la culture personnelle du cannabis peuvent être surmontés sans que celle-ci soit interdite.











