•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De retour en Belgique, Puigdemont promet de continuer le combat indépendantiste

L'ex-président indépendantiste de la Catalogne, Carles Puigdemont, s'est adressé aux médias lors d'une conférence de presse à Bruxelles.
L'ex-président indépendantiste de la Catalogne, Carles Puigdemont, s'est adressé aux médias lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Photo: Reuters / Eric Vidal
Agence France-Presse

L'ancien président indépendantiste de Catalogne Carles Puigdemont, de retour samedi en Belgique, a promis de continuer « à défendre la juste cause du peuple catalan ».

« Ce n'est pas la fin du voyage. Je voyagerai jusqu'au dernier recoin de notre continent pour défendre la juste cause du peuple catalan », a déclaré M. Puigdemont en anglais, lors d'une conférence de presse à la représentation de la Catalogne, dans le quartier européen, à Bruxelles.

Avant sa conférence de presse, le leader indépendantiste a rencontré dans la matinée des membres du gouvernement catalan et d'anciens ministres en exil.

Quatre mois après son arrestation en Allemagne alors qu'il rentrait en Belgique, venant en voiture de Finlande, le leader indépendantiste catalan, âgé de 55 ans, est de retour au cœur de l'Europe, renforcé par la décision de l'Espagne de retirer son mandat d'arrêt européen.

Le Catalan compte désormais diriger la lutte indépendantiste depuis Waterloo, dans la banlieue bruxelloise, site de la défaite de Napoléon en 1815 contre une coalition européenne.

M. Puigdemont y loge dans une villa cossue, baptisée « Maison de la République », qui sera la base à partir de laquelle il tentera de mettre sur pied un « Conseil de la République », organe officieux de la cause séparatiste en exil, visant à l'internationaliser.

L'objectif de M. Puigdemont, qui reconnaît qu'aucun État membre de l'Union européenne ne le soutient, est de « continuer [...] de développer des activités en lien avec ce que le peuple de Catalogne a approuvé le 1er octobre », faisant référence au référendum d'autodétermination de 2017 interdit par la justice et marqué par des violences policières.

Poursuivre le combat à l'étranger

Le retour de Carles Puigdemont en Belgique, où il était arrivé peu après la prise de contrôle de la Catalogne par le gouvernement central espagnol à la suite de l'échec d'une déclaration d'indépendance le 27 octobre 2017, met fin à une odyssée qui l'a brièvement conduit à la prison en Allemagne.

Les autorités allemandes l'avaient en effet arrêté le 25 mars en vertu d'un mandat d'arrêt européen délivré par l'Espagne. En juillet, la justice allemande avait finalement refusé de l'extrader pour rébellion [passible de 25 ans de prison], en ne retenant que le chef d'accusation beaucoup moins grave de malversation pour avoir utilisé des fonds publics afin d'organiser un référendum illégal d'autodétermination.

Le juge d'instruction en Espagne, où neuf dirigeants catalans sont en détention provisoire pour rébellion, a alors décidé le 19 juillet de retirer le mandat d'arrêt européen le visant ainsi que cinq autres personnalités indépendantistes installées en Belgique, en Suisse et en Écosse. Le juge a en revanche maintenu ce mandat d'arrêt pour l'Espagne.

Ce retrait du mandat d'arrêt européen permet à Carles Puigdemont, qui bénéficie du soutien du parti nationaliste flamand N-VA, de poursuivre son combat à l'étranger.

Le week-end dernier, M. Puigdemont est parvenu à renverser la direction de son parti indépendantiste conservateur (PDeCAT), qui s'était montrée plus ouverte au dialogue avec Madrid. Il conserve aussi de nombreux fidèles dans la majorité séparatiste au Parlement catalan.

Puisqu'il ne peut retourner en Espagne à cause du mandat d'arrêt national émis contre lui — notamment pour rébellion —, il devrait assister en septembre, depuis la Belgique, au premier anniversaire de la tentative d'indépendance de la Catalogne qui a secoué l'Espagne.

Politique internationale

International