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Une nouvelle liaison à bas coûts bientôt offerte entre Montréal et Paris

Vue panoramique de l'aéroport.
L'Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau, à Montréal Photo: Getty Images / AFP/Daniel Slim

Peu à peu, les transporteurs européens à bas coûts font leur place de notre côté de l'Atlantique. La compagnie lettone Primera Air, qui dessert déjà Toronto, proposera une liaison Montréal-Paris à partir de la fin d'octobre.

Un texte de Philippe-Antoine Saulnier

Sur le site du transporteur, un billet aller est affiché à aussi peu que 169 $, mais attention : rien n'est inclus à ce prix!

Un repas à bord vous coûtera entre 20 $ et 40 $, et si vous décidez d'apporter une valise, vous devrez payer 120 $ à l'aéroport. De plus, 15 $ supplémentaires seront exigés si le client désire régler le tout avec une carte de crédit.

L'arrivée de Primera Air s'inscrit dans une nouvelle tendance : de plus en plus de transporteurs à bas coûts offrent des liaisons transatlantiques, selon Didier Bréchemier, spécialiste du transport aérien à la firme Roland-Berger à Paris.

À la différence des compagnies islandaises, qui sont basées « sur un modèle de hub » [carrefour aérien], aujourd'hui, avec des transporteurs comme Norwegian ou Level, une filiale de British Airways, « c'est plutôt parti sur un modèle de vols directs, avec des départs de Paris, par exemple, vers le Canada ou les États-Unis ».

Un modèle risqué?

La semaine dernière, des centaines de voyageurs qui avaient choisi le transporteur Level pour se rendre à Paris sont restés bloqués pendant plusieurs jours à l'aéroport de Montréal, à cause de difficultés opérationnelles.

Certains observateurs craignent que de telles mésaventures ne se répètent avec Primera Air, puisque sa flotte transatlantique ne compte que huit appareils.

« Je ne souhaite pas que l'avion ait des problèmes mécaniques, parce qu'ils vont manquer d'appareils pour les faire revenir au Canada », souligne Nathalie Guay, directrice de la coopérative d'agences de voyages Réseau Ensemble.

« C'est très risqué, ajoute-t-elle, mais ça répond à une clientèle très précise, un marché de niche. »

Selon Mehran Ebrahimi, professeur de management et technologie à l'UQAM, les transporteurs au rabais hésitent à venir au Canada, parce que les compagnies établies leur laissent peu de place.

« Les tarifs d'Air Canada et d'Air France pour Montréal-Paris sont très bas aujourd'hui », observe-t-il. Il explique que pour environ 150 $ de plus, le client peut choisir un transporteur établi, qui propose une meilleure qualité de service et d'infrastructure.

Les choses sont toutefois en train de changer. M. Ebrahimi note que les transporteurs comme Ryanair et Easy Jet, qui se sont toujours concentrés sur l'Europe, commencent à acheter des avions un peu plus gros, ce qui leur permet de se rendre en Israël, en Jordanie et au Moyen-Orient.

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