•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'industrie se réjouit d'une possible volte-face de la province quant à la vente de cannabis

Jodie Emery devant une vitrine de cupcakes.

Jodie Emery, espère qu'elle pourra vendre du cannabis avec ses cafés.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des grands producteurs jusqu'aux petits comptoirs de vente, l'industrie du cannabis se réjouit des informations publiées par Vice News et le Globe and Mail, qui disent que le gouvernement compte autoriser la vente de cannabis à des comptoirs privés en Ontario. Il s'agit d'une volte-face de la province, qui sous les libéraux prévoyait en conserver le monopole.

Jodie Emery, celle qu'on surnomme la « princesse du pot », vient d'ouvrir un café dans le quartier du Kensington Market au centre-ville de Toronto.

J'espère vraiment que je pourrai vendre des joints avec le café, affirme-t-elle.

Selon le Globe and Mail une source au sein du gouvernement provincial dit que le ministre des Finances, Vic Fedeli et la procureure générale, Caroline Mulroney, doivent faire une annonce la semaine prochaine pour présenter le nouveau plan de la province qui permetrait aux comptoirs privés de vendre du cannabis.

La source, qui a parlé sous couvert de l’anonymat, indique que le gouvernement contrôlerait toujours la distribution du produit aux revendeurs et gérerait la vente en ligne.

Une militante procannabis à Toronto, Tracy Curley, craint que la province ne choisissent qu'une poignée de grands producteurs. Selon elle, cela ferait augmenter les prix et n'éliminerait pas le marché noir.

Le président de l'entreprise spécialisée dans la production de cannabis à usage médical, Aurora Cannabis, Cam Bentley, affirme d'ailleurs avoir déjà trouvé des locaux et on pourrait être prêts à ouvrir un grand nombre de comptoirs d'ici la légalisation.

Le cannabis à usage récréatif sera légal le 17 octobre prochain au Canada.

Jodie Emery craint toutefois que ses antécédents judiciaires ne l'empêchent de vendre du cannabis.

Je suis une criminelle du pot, dit celle dont les comptoirs de vente avaient été fermés par la police en 2016.

Le premier ministre conservateur de l’Ontario, Doug Ford, a déjà indiqué fin juin qu’il privilégiait un marché libre et qu’il ne croit pas que le gouvernement devrait mettre son nez partout.

Un porte-parole du ministère des Finances de l’Ontario n’a pas commenté les détails, mais dit que la province sera prête lorsque le cannabis sera légal en octobre.

Avec le reportage de Natasha MacDonald-Dupuis

Toronto

Drogues et stupéfiants