•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les villes liées refusent de payer pour élargir les trottoirs du Plateau

Une maquette du projet.

Le projet de vélorue Saint-André, sur Le Plateau-Mont-Royal, donnera la priorité aux cyclistes.

Photo : Ville de Montréal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les 15 municipalités défusionnées de l'île de Montréal se tournent vers les tribunaux pour empêcher la Ville de Montréal de leur imposer un contrat de 285 000 $ négocié avec Hydro-Québec dans le cadre d'un projet de « vélorue » sur Le Plateau-Mont-Royal.

Ces « villes liées », regroupées au sein de l’Association des municipalités de banlieue (AMB), demandent à la Cour supérieure du Québec d'annuler une résolution adoptée lors du conseil d’agglomération le 21 juin dernier.

Cette résolution est venue entériner un contrat conclu de gré à gré entre la Ville de Montréal et Hydro-Québec pour déplacer 33 poteaux électriques sur la rue Saint-André, où les trottoirs doivent être élargis sous peu dans le cadre d'un projet qui fera la part belle aux cyclistes du Plateau.

Les maires de l'AMB ont voté contre, mais comme ils ne disposent que d'environ 13 % des votes, la résolution a été adoptée.

« Nous jugeons qu’il appartient à une autre instance que le conseil d’agglomération de payer l’élargissement du trottoir », a résumé par courriel le directeur exécutif de l'AMB, Vincent Robidas.

« L’AMB fait cette démarche parce qu’elle entend faire respecter le cadre légal existant et éviter de créer un dangereux précédent, poursuit-il, et c’est sur ce principe que nous saisissons la Cour supérieure afin qu’on puisse établir des balises claires dès maintenant. »

Le réseau cyclable de l'île de Montréal est pourtant une compétence d'agglomération.

Mais « à notre avis, le lien entre le contrat avec Hydro-Québec et le réseau cyclable est trop faible; le fait que les travaux de trottoir se fassent sur une "vélorue" n’a aucun lien avec la nature et l’objectif des travaux », conclut M. Robidas.

Appelé à réagir, le cabinet de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, n'a pas voulu commenter, invoquant la participation du tribunal à ce litige.

Le projet de la rue Saint-André est évalué à 24,7 millions de dollars. C'est la firme Excavation Loiselle qui réalisera les travaux d'égout, de conduite d'eau, de voirie et d'éclairage, entre la rue Cherrier et l'avenue Laurier. Ces travaux ont commencé le printemps dernier; ils devraient durer 18 mois.

Les municipalités que l'AMB représente sont : Baie-D'Urfé, Beaconsfield, Côte-Saint-Luc, Dollard-Des Ormeaux, Dorval, Hampstead, Kirkland, L'Île-Dorval, Montréal-Est, Montréal-Ouest, Mont-Royal, Pointe-Claire, Sainte-Anne-de-Bellevue, Senneville et Westmount, pour une population de près de 250 000 citoyens.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !