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Les familles de Colten Boushie et Jon Styres demandent l’aide de l’Assemblée des Premières Nations

La mère de Colten Boushie fait un discours. Sa main gauche est posée sur son coeur, son visage est ému. Des gens se tiennent derrière elle, dont un homme qui pose une main dans le dos de la mère en signe de soutien.

La mère de Colten Boushie prend la parole devant l'Assemblée des Premières Nations pour demander un engagement des chefs en faveur d'un changement dans le système judiciaire canadien.

Photo : Radio-Canada / Chantelle Bellrichard

Radio-Canada

Les familles de deux hommes tués en 2016, Colten Boushie et Jon Styres, ont pris la parole jeudi lors de l'Assemblée générale annuelle des Premières Nations. Elles demandent aux chefs des Premières Nations de les soutenir dans leur lutte pour changer le système judiciaire canadien.

Lors de son allocution, la conjointe de Jon Styres, Lindsay Hill, a exhorté les chefs des différentes communautés à rejoindre sa lutte contre la discrimination envers les Premières Nations dans la justice canadienne.

Je demande à tout le monde ici, à tous les chefs, je vous en supplie, de changer ce système cassé pour que des enfants comme Sophie et Zoey n’aient pas à perdre un parent à cause d’une violence aussi absurde.

Lindsay Hill,conjointe de Jon Styres

La mère de Jon Styres a quant à elle affirmé que les camions ont « plus de valeur que la vie de [son] fils » pour la loi canadienne.

Le père de famille de 29 ans a été abattu en Ontario par Peter Khill, en février 2016, alors qu’il tentait de voler son véhicule. L’ancien réserviste des Forces canadiennes a été déclaré non coupable de l'accusation de meurtre non prémédité qui pesait contre lui.

La mère de Colten Boushie, Debbie Baptiste, a également dénoncé le dysfonctionnement du système de justice canadien. Elle a, de plus, évoqué les problèmes qu'elle a eus avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Ça ne peut plus continuer. Je ne veux plus aucune mort. Je ne veux pas tout un groupe de familles à mes côtés me racontant la même histoire.

Debbie Baptiste, mère de Colten Boushie

Le jeune homme de 22 ans avait été tué le 9 août 2016 en Saskatchewan par Gerald Stanley lors d’une altercation dans la ferme de ce dernier. Le fermier saskatchewanais a été acquitté du meurtre au deuxième degré en février dernier.

Ovation de l’Assemblée des Premières Nations

L’intervention des familles de Colten Boushie et Jon Styres s’est conclue par une ovation de l’Assemblée des Premières Nations.

Nous devons faire quelque chose pour le système judiciaire dans ce pays.[...] Et nous, en tant que chefs, nous nous devons de le faire.

Ava Hill, chef de Six Nations, Ontario

Ava Hill demande un changement au niveau fédéral, mais aussi au niveau provincial. La chef de Six Nations en Ontario, à l’ouest de la zone rurale de Hamilton où vivait Jon Styres, est à l’origine de l’intervention des familles lors de cette assemblée générale annuelle de l’Assemblée des Premières Nations.

Perry Bellegarde, nouvellement réélu à la présidence de l’Assemblée des Premières Nations, avait quant à lui critiqué l’acquittement de Peter Khill.

Nous voyons une fois de plus que le Canada a un système légal, mais pas un système de justice.

Perry Bellegarde, président, Assemblée des Premières Nations

Pour lui, il s’agissait du troisième verdict cette année démontrant « que la vie des Premières Nations n’a pas d’importance ».

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