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Kanata : Konrad Sioui défend Robert Lepage

Konrad Sioui, le grand chef de la Nation Huronne-Wendat de Wendake, lors d'une entrevue

Konrad Sioui, le grand chef de la Nation Huronne-Wendat de Wendake

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le grand chef de la Nation Huronne-Wendat de Wendake, Konrad Sioui, déplore l'annulation du spectacle Kanata et défend le metteur en scène Robert Lepage.

Un texte de Carl Marchand

« Je n'aurais pas voulu que ce soit annulé, j'aurais voulu que ça continue. C'était extrêmement important. Robert Lepage est un allié de premier plan ici. C'est un ami de la Nation », a déclaré M. Sioui.

Plus tôt vendredi, le Théâtre du Soleil à Paris a parlé de l'annulation de la pièce comme d'une mesure d'« intimidation inimaginable ».

Konrad Sioui se dit déçu que les discussions n'aient pas permis de présenter la pièce dans un format qui aurait satisfait des représentants autochtones. Il ne doute pas de la bonne foi du metteur en scène Robert Lepage. L'homme de théâtre a déjà monté une pièce de Shakespeare dans la communauté avec des comédiens hurons-wendats, se rappelle le grand chef.

Des alliés comme Robert Lepage, il n'y en a pas beaucoup qui traînent.

Konrad Sioui, grand chef de la Nation Huronne-Wendat

Konrad Sioui espère que l'épisode va amener une meilleure compréhension des réalités et des sensibilités autochtones. Chose certaine, selon lui, les Premières Nations doivent toujours être impliquées dans les projets culturels qui parlent d'elles.

« On a depuis trop longtemps entendu l'autre histoire. On est rendus à une étape où on veut entendre notre histoire, on veut être capables de s'exprimer nous-mêmes, on veut être capables de dire qui nous sommes, vers où on s'en va et d'où on vient. »

L'occasion d'une réflexion

L'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) estime pour sa part que l'annulation de la pièce doit provoquer une « réflexion profonde ».

« La sensibilité est à fleur de peau. Tous, et en particulier les femmes et hommes de théâtre impliqués, doivent le réaliser et surtout en tenir compte face aux réactions soulevées », a déclaré Ghislain Picard, chef de l'APNQL.

Avec les informations de Pascale Lacombe

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