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Airbus exige une baisse de prix de 20 % aux fournisseurs de l'ex-C Series

Un appareil Airbus A220
Un appareil A220-300 – qui remplace le CS300 - fabriqué par Airbus. Photo: La Presse canadienne / Frédéric Scheiber
Radio-Canada

L'avionneur Airbus exige que ses fournisseurs réduisent de 20 % le prix de leurs équipements afin de poursuivre leur collaboration à la production de l'A220, l'ancienne C Series de Bombardier. Airbus tente ainsi de diminuer le prix de ce modèle d'appareil pour le rendre plus concurrentiel.

Airbus passe de la parole aux actes en réclamant de ses fournisseurs pour la production des appareils A220 - l’ex-CSeries de Bombardier – une réduction de 20 % des coûts de leurs équipements. L’avionneur souhaite ainsi réduire les coûts de production de l’appareil afin de le rendre plus compétitif sur le marché international.

Le quotidien économique français Les Echos cite un « message sans ambiguïté » envoyé à la centaine de fournisseurs aéronautiques impliqués dans la production des A220-100 et A220-300 – des appareils pouvant contenir de 110 à 160 sièges – pour étayer la position d’Airbus.

« Chez Airbus, nous avons une grande expérience pour ce qui est d'augmenter avec succès la production et faire baisser les coûts, par exemple avec l'A320 et l'A350, nous mettrons à profit tout ce savoir-faire pour l'utiliser pour l'A220 », a indiqué l'avionneur dans une déclaration transmise par courriel.

Nous travaillons avec et comptons sur la chaîne des fournisseurs de l'A220 pour parvenir aux réductions de coûts qui sont nécessaires pour mettre l'avion au bon niveau en matière de coûts.

Une stratégie annoncée

Le directeur des achats d’Airbus Klaus Richter avait profité du passage du premier ministre québécois, Philippe Couillard, dans les usines de l’avionneur à Toulouse, en France, en mars dernier, pour révéler cette stratégie commerciale.

M. Richter avait déjà annoncé que l’entreprise entendait faire pression sur ses fournisseurs pour qu’ils réduisent leurs prix en leur promettant un plus grand volume en contrepartie. Airbus entendait ainsi miser sur le volume des ventes pour faire diminuer les prix de ses fournisseurs.

En réduisant ainsi les coûts de fabrication de l’A220, Airbus souhaite le rendre plus attrayant pour les transporteurs aériens et ainsi engraisser le carnet de commandes pour cette gamme d’appareils.

M. Richter estimait que les avions de la C Series – maintenant renommés A220 par Airbus – étaient trop chers pour s’avérer rentable à long terme.

Augmenter les ventes d'abord

Le directeur des achats d’Airbus avait toutefois indiqué qu’il fallait augmenter les ventes de l’appareil avant de songer à exiger une renégociation des coûts de ses fournisseurs. Un pari qu’Airbus semble aujourd’hui considérer comme gagné avec la vente de 120 appareils - une commande ferme de 60 appareils et une option pour 60 avions supplémentaires – à JetBlue et un engagement pour 60 autres appareils à un nouveau transporteur américain.

Le chef de la direction financière du géant européen, Harald Wilhelm, en a rajouté jeudi dernier en affirmant qu’il s’attendait à produire plus de 100 appareils A220 par année.

Au Québec, l'industrie aérospatiale représente plus de 40 000 emplois spécialisés dans quelque 200 entreprises. Le Québec génère plus de 70 % des dépenses canadiennes en recherche et développement dans le secteur aérospatial.

Airbus s’attend à livrer 18 autres A220 d’ici la fin de l’année alors que 14 avions ont déjà été livrés à des clients.

L’avionneur européen estime être en mesure de s’approprier au moins la moitié du marché des appareils de 100 à 150 places au cours des prochaines années. Une prévision qui pourrait représenter quelque 3000 nouveaux appareils.

L'usine de Mirabel peut produire jusqu'à 10 avions par mois alors que la capacité de la chaîne de montage de Mobile en Alabama - qui assemblera les appareils destinés au marché américain - doit être de quatre appareils par mois.

Avec les informations de Reuters

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