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Au secours du chardon de Mingan

Vue en plongée d'un chardon de Mingan.

Le chardon de Mingan une espèce rare qui vaut le détour.

Photo : Radio-Canada / Katy Larouche

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Réserve du parc national de l'Archipel-de-Mingan met en place un programme de conservation et de restauration pour protéger le chardon de Mingan.

Cette espèce menacée qu'on ne retrouve que sur l'archipel a subi une diminution du nombre de plantes de plus de 70 % depuis 2011.

Les scientifiques redoublent d'efforts cet été pour tenter de sauver cette plante.

Le chardon de Mingan offre un spectacle rare sur l'île Niapiscau dans l'archipel de Mingan.

Quelques plants fleurissent pour la seule fois de leur existence après presque une décénie complète de croissance.

Les plants sont de plus en plus difficiles à observer puisque l'espèce s'adapte mal aux bouleversements que subit son environnement insulaire.

Dans l'archipel de Mingan, elle se retrouve à la lisière entre la forêt et le littoral, indique Nancy Denomée, agente de ressources à Parc Canada. Avec les changements climatiques, l'effet des tempêtes, l'érosion, on a des gros problèmes depuis quelques années.

Nancy Denommée, agente de ressources à Parc Canada, accorde une entrevue à Radio-Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nancy Denommée, agente de ressources à Parc Canada.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Depuis 2010, ça fait deux grosses tempêtes qu'on a, poursuit Nancy Denommé. Soit que les plants de chardons étaient complètement ensevelis sous le sable et le gravier, les roches, les morceaux de bois ou il y a des endroits que 80 % des plants ont été arrachés par l'érosion.

Parc Canada multiplie les efforts pour tenter de sauver l'espèce qui est passée de 1600 individus en 2011 à 444 l'an dernier.

L'Université de Guelph est mise à contribution pour faire de la production in vitro de plants.

Le Biodôme de Montréal incube aussi des graines de chardon pendant la saison froide.

Ici, ça prend en moyenne neuf ans pour avoir des plants en fleur. Au jardin botanique, en deux ou trois ans, ils avaient eu de la production de plants en fleur. Ça nous permet donc d'accélérer les choses et d'avoir des graines plus rapidement.

Une citation de : Nancy Denommée, agente de ressources à Parc Canada
Des chardons de Mingan dont un est entouré d'un filet pour pour recueillir les graines et favoriser la propagation de cette plante rare. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des filets sont installés pour recueillir les graines et favoriser la propagation de cette plante rare.

Photo : Radio-Canada / Katy Larouche

Parc Canada recherche également des milieux plus stables pour introduire les plants sur les îles afin de favoriser la croissance de l'espèce qu'on ne retrouve pas ailleurs au Québec.

Elle existe depuis des milliers d'années, elle est arrivée en marge des glaciers, souligne Nancy Denommée. On se dit que si elle a réussi à survivre pendant des milliers d'années, elle devrait réussir à survivre plus tard. Puis, on se dit qu'on a pas tout fait ce qu'on pouvait. On n’est pas allés au bout de ce qu'on pouvait faire pour sauver cette espèce.

À terme, les chercheurs espèrent trouver les conditions gagnantes pour assurer la pérennité du chardon de Mingan qui est devenu l'un des emblèmes de ce parc national.

D’après le reportage de Katy Larouche

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