•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le marché immobilier canadien demeure vulnérable

Une maison à vendre.
Le niveau d'instabilité du marché immobilier est particulièrement inquiétant dans les villes de Toronto, Hamilton, Vancouver et Victoria, selon la SCHL. Photo: Associated Press / Steven Senne

Le degré de vulnérabilité globale du marché de l'habitation demeure élevé au pays pour le huitième trimestre d'affilée, selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

La dernière Évaluation du marché de l’habitation publiée par la SCHL indique notamment que les grands centres de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, comme Toronto, Hamilton, Vancouver et Victoria, demeurent très vulnérables en raison de la surévaluation et de l’accélération des prix. Des signes modérés de surchauffe ont même été détectés à Vancouver, même si la croissance des prix a considérablement ralenti au cours des deux derniers trimestres.

Un degré de vulnérabilité modéré a par ailleurs été déterminé dans les grands centres de l’Alberta et de la Saskatchewan, où des signes de construction excessive sont toujours observés à Edmonton, Calgary, Saskatoon et Regina.

Les signes de surévaluation sont passés de faibles à modérés à Winnipeg, car les prix des logements ont continué d’augmenter malgré la baisse du revenu personnel disponible réel. Les taux hypothécaires ont d’ailleurs commencé à augmenter après avoir touché un creux historique.

Le degré de vulnérabilité est demeuré faible à Ottawa, Québec, Moncton, Halifax et St. John’s.

Quatre principaux facteurs de vulnérabilité :

  • Surchauffe : quand les ventes sont nettement supérieures aux nouvelles inscriptions sur le marché de la revente
  • Accélération des prix : lorsque le rythme de la croissance des prix des logements augmente rapidement
  • Surévaluation : indique que les prix des logements sont élevés par rapport aux prix soutenus par le revenu personnel disponible, la croissance démographique, les taux d’intérêt et d’autres facteurs fondamentaux
  • Construction excessive : quand le taux d’inoccupation des logements locatifs ou les stocks de logements récemment construits et invendus sont supérieurs à la normale

Les signes de surchauffe s’approchent du seuil problématique à Montréal

Même si le degré de vulnérabilité demeure faible dans l’évaluation globale de Montréal, les prix des logements continuent d’augmenter rapidement dans certains quartiers. Si cette forte croissance devait durer, une accélération des prix pourrait être signalée à l'avenir, estime la SCHL.

Les signes de surchauffe n’ont pas encore dépassé le seuil problématique, bien que le resserrement du marché se soit poursuivi. Le rapport ventes-nouvelles inscriptions (données désaisonnalisées) a connu une hausse pour un septième trimestre d’affilée, puisque les ventes ont augmenté plus rapidement que les nouvelles inscriptions.

Ce rapport s’est établi à près de 69 %, à peine inférieur au seuil problématique de 70 %, ce qui maintient une grande pression sur les prix.

Par ailleurs, le ratio ventes-inscriptions en vigueur continue de diminuer, ce qui indique que le marché de la revente montréalais est de plus en plus favorable aux vendeurs depuis maintenant trois trimestres.

Immobilier

Économie