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L'ETS sera agrandie au coût de 55 M$

Le reportage de Marie-Claude Morin.
Radio-Canada

L'École des technologie supérieure (ETS) de Montréal, qui connaît une forte croissance de l'effectif étudiant, va s'étendre : au moins un, voire deux nouveaux pavillons seront construits dans les prochaines années sur le campus de l'université.

Une somme de 42,5 millions de dollars sera notamment consacrée à la construction d'un nouveau pavillon de cinq étages sur un site adjacent à l'ETS. Ce projet prévoit l'ajout de salles de classe et de laboratoires d'enseignement, ainsi que la relocalisation d'espaces administratifs.

Quatre millions seront aussi alloués à la réalisation des études requises en vue de la construction d'un pavillon à l'emplacement de l'ancienne brasserie Dow, de l'autre côté de la rue Peel.

« Il va falloir évaluer l'état des lieux, parce qu'il [le site] n'a pas été utilisé depuis une trentaine d'années », souligne Pierre Dumouchel, directeur général de l'ETS. « Il va falloir faire cette évaluation-là, et regarder s'il y a des parties patrimoniales à conserver. Donc ce sont des discussions que nous devons entamer avec la Ville de Montréal. »

En attendant, des travaux de décontamination « urgents » nécessiteront l'injection de quelque 10 millions de dollars.

Des locaux devenus trop petits

C'est donc plus de 55 millions qui seront investis à court terme dans l'école d'ingénierie du réseau de l'Université du Québec pour l’édification d’un nouveau pavillon, la réalisation des études préalables à la construction d’un deuxième nouveau pavillon et l’amélioration d’infrastructures existantes. L'argent proviendra du Plan quinquennal des investissements universitaires du gouvernement québécois.

Cet investissement est rendu nécessaire par « le manque d'espace auquel l'ETS est confrontée », précise Pierre Dumouchel. Selon lui, l'étroitesse des locaux actuels de l'université « a un effet direct sur sa capacité à former les ingénieurs dont le Québec a grandement besoin ».

Pourtant, le campus de l'ETS est beaucoup plus grand que la plupart des gens l'imaginent. L'université possède déjà 12 bâtiments dans le quartier Griffintown... et elle prévoit en construire ou en rénover quatre autres.

Une carte du campus.Le campus de l'ETS est situé dans l'arrondissement du Sud-Ouest. Photo : Google

Le modèle de l'ETS, basé sur l'intégration des diplômes d'études collégiales techniques et les stages en entreprises, plait visiblement aux étudiants : leur nombre a augmenté de 62 % au cours des huit dernières années.... et l'université veut passer de 11 000 à 20 000 étudiants d'ici 10 ans.

Une croissance qui plaît à la ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade. « Ce que l'on constate, c'est qu'on a vraiment un besoin de gens dans le domaine des sciences, de personnes qui sont graduées dans le domaine du génie et il y a une croissance fulgurante au sein de l'ETS, observe-t-elle. On croit pouvoir accommoder cette croissance-là et on sait que les besoins sont énormes. »

Aussi, d'autres projets d'infrastructures sont dans les cartons. L'université va notamment transformer l'ancien planétarium en incubateur d'entreprises.

« On veut que ce milieu-là devienne comme l'épicentre de l'innovation à Montréal en logeant notre incubateur à cet endroit-là », explique Pierre Dumouchel.

L'ETS souhaite aussi aménager des pistes cyclables et élargir les traverses piétonnières; bref, ressembler davantage à un campus universitaire.

« L'objectif, c'est de vouloir créer un campus dans un milieu urbain », résume le DG de l'ETS.

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