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Un service d'intervention paramédical sera testé dans les régions rurales

Une ambulance du Nouveau-Brunswick.
Les nouveaux travailleurs paramédicaux ne seront pas à bord d'une ambulance. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'ambulance pourrait ne plus être le premier service de soins à arriver sur les lieux d'une urgence. Le gouvernement testera un nouveau service d'intervention qui aidera les patients en attendant l'arrivée d'une ambulance.

Ce service sera mis en place dans les régions rurales où le temps d’intervention pour une ambulance est parfois élevé. Le service sera offert pour la moitié de la journée.

Le principe : un travailleur paramédical sera ajouté dans certaines régions avec son propre véhicule d’intervention. Son travail sera d’administrer des soins d’urgence en attendant un transport pour l’hôpital, qui lui, se fera en ambulance.

On va permettre d’avoir un [travailleur paramédical] 12 heures par jour et sept jours par semaine dans un véhicule, qui ne va pas transporter de patient, qui va juste répondre à des appels d’urgence, explique le PDG d'Ambulance NB, Richard Losier.

Le projet pilote sera mis en place cet automne, après les élections.

On ne pourra jamais régler 100 % des cas

Le manque de service d'ambulance a été plus d'une fois dénoncé dans les milieux ruraux au Nouveau-Brunswick.

Pour le ministre de la Santé, Benoît Bourque, ce projet devrait permettre d’améliorer la situation. Nous savons que cette initiative va aider beaucoup de cas.

Il reconnaît cependant que le service ne pourra pas répondre à toutes les urgences, surtout lorsqu’il est impératif de transporter quelqu’un à l’hôpital malgré les soins de secours.

On est dans un système où on ne pourra jamais régler 100 % des cas. Pour ce faire, ça prendrait des sommes astronomiques.

Benoît Bourque, ministre de la Santé

Il s’agit d’une façon de répondre aux enjeux de l’accessibilité des services paramédicaux d’urgence en région isolée, juge-t-il.

Si on demande à quelqu'un s’il veut un travailleur paramédical plus rapidement, ou ne pas en avoir du tout, je pense que les gens, dans la très grande majorité des cas, seraient contents d'en avoir un, affirme-t-il.

Une ambulance du Nouveau-Brunswick, vue de face. Plusieurs cas d'intervention d'ambulance qui ont pris trop de temps ont fait les manchettes dans la région du Restigouche. Photo : Radio-Canada

Testé dans cinq régions

Le service sera testés dans cinq régions, dont la région de Kedgwick-Saint-Quentin, la Péninsule acadienne et le sud-ouest de Miramichi.

Il y aura un travailleur paramédical en poste dans chacune des régions.

Benoît Bourque a affirmé que le service respectera la Loi sur les langues officielles, donc que les paramédicaux seront bilingues.

Le ministre, Benoît Bourque, et le PDG d'Ambulance NB, Richard Losier, lors de l'annonce. Le ministre, Benoît Bourque, et le PDG d'Ambulance NB, Richard Losier, lors de l'annonce. Photo : Radio-Canada

Saint-Quentin veut toujours une ambulance

Invitée à commenter, la mairesse de Saint-Quentin, Nicole Somers, a plutôt bien accueilli l’annonce gouvernementale.

La région va vraiment être contente d’apprendre qu’au moins, après un appel au 911, il y aura quelqu’un pour répondre, a-t-elle d'abord affirmé.

Mais elle souligne qu’une ambulance devrait toujours être stationnée à Saint-Quentin.

J’espère qu’Ambulance NB ne voit pas cela comme la solution permanente. Ce n’est pas ce que nous, on voulait avoir.

Nicole Somers, mairesse de Saint-Quentin

Le dossier des ambulances a fait couler beaucoup d’encre dans le Restigouche, notamment après plusieurs ratés très médiatisés.

Avec les informations de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Soins et traitements