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  • Les gardiens de phare : lorsque l'isolement ne rime pas avec l'ennui

    Magazine international des jeunes, 29 juin 1960
    Radio-Canada

    Ils guident les bateaux sur le bord des côtes. Ils veillent à l'entretien de l'île et à la sécurité des marins sur les eaux environnantes. Ils sont éloignés de la société et entourés par les animaux et les oiseaux. Ce sont les gardiens de phare. Découvrez ce métier en voie de disparition de la bouche de ceux qui y ont consacré leur vie.

    Pour l’amour de la mer

    Ces images tirées de l’émission Le magazine international des jeunes du 29 juin 1960 témoignent du mode de vie bien particulier des gardiens de phare.

    Travaillant dans des milieux isolés et parfois hostiles, en marge de la société, les gardiens ne doivent pas seulement veiller au bon fonctionnement du phare. Ils contribuent également à assurer une bonne navigation des bateaux le long des côtes, à travers les récifs et selon les marées.

    Les gardiens de phare doivent donc connaître et aimer la mer.

    Le premier phare du golfe du Saint-Laurent est construit sur l’île Verte en 1809. Le second entre en fonction en 1830 à Pointe-des-Monts sur la Côte-Nord.

    C’est dans ce dernier que le gardien Jacques Landry veille sur le transport maritime avoisinant l’île entre 1959 et 1978. Il avait auparavant gardé le phare de l’île d’Anticosti.

    Bien que ce mode de vie puisse sembler bien difficile pour plusieurs, Jacques Landry aime son travail. L’isolement inhérent à son métier ne le dérange pas.

    Je me crois un bon vivant aujourd’hui. C’est un ou l’autre. Être complètement isolé, je ne peux pas dire que je m’ennuie. Je ne me suis jamais, jamais ennuyé pendant cinq ans que j’ai été sur l’île d’Anticosti.

    Jacques Landry se remémore les fêtes de Noël passées au phare à l’émission Format 30 du 23 décembre 1970.

    Le métier d’une vie

    L’île du Corossol, dans l’archipel de Sept-Îles, a été la demeure de Marcel Gallienne et sa famille pendant plus de 30 ans. Arrivé en 1956, le gardien de phare passe l’essentiel de son temps sur l’île, loin de tout et de tous.

    Il avoue n’avoir connu l’ennui que depuis que ses petits-enfants habitent loin de l’île. Un sentiment tout récent, qui ne s’était jamais manifesté avant.

    Le gardien de phare raconte des anecdotes de son métier au journaliste Lionel Levac à l’émission La Semaine verte du 28 décembre 1986.

    Il se rappelle notamment n’avoir secouru qu’un seul naufrage en 1972. Cette même année, il retrouve une baleine échouée sur la berge, la seule de toutes les décennies passées en tant que gardien de l’île.

    La modernisation du travail et l’automatisation des phares à partir des années 1970 transforment rapidement le métier. Le phare ne requiert plus la présence constante d’un gardien pour guider les navires.

    Déjà en 1994, il ne restait plus qu’une trentaine de gardiens sur les îles du Saint-Laurent. Les gardiens de phare représentent de nos jours le symbole d’une époque quasiment révolue.

    Bientôt, ce métier pourrait devenir un vestige du patrimoine maritime au même titre que les imposants et magnifiques phares qu’ils ont si vaillamment gardés.

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