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Les forêts du Bas-Saguenay ravagées par la tordeuse des bourgeons de l'épinette

Un homme qui coupe un arbre.

Les producteurs forestiers constatent beaucoup de pertes en lien avec la tordeuse des bourgeons de l'épinette dans les forêts du Bas-Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Rémi Tremblay

Radio-Canada

La tordeuse des bourgeons de l'épinette poursuit ses ravages dans la région comme ailleurs au Québec cette année. Cette fois-ci, ce sont les forêts du Bas-Saguenay qui sont particulièrement affectées par l'infestation.

Des propriétaires de forêts privées du Bas-Saguenay constatent des pertes importantes en raison de la tordeuse des bourgeons de l’épinette.

« La tordeuse, présentement, envahit pas mal nos lots à bois, ce qui fait qu'on est obligés de couper plus vite qu'on le pensait. Même les arbres qui ne sont pas à maturité, il faut les couper quand même », explique Daniel Potvin, propriétaire d’un boisé privé à Saint-Félix-d’Otis.

Les propriétaires sont forcés d’abattre les arbres de plus en plus jeunes afin d’éviter qu’ils ne soient affectés par l’insecte.

C’est des billes qui sont bien saines, mais dans deux ou trois ans le bois aurait été mort, il aurait été pourri.

Daniel Potvin, propriétaire d'un lot à bois

Entre Saint-Félix-d’Otis et Petit-Saguenay, les propriétaires prévoient couper cinq fois plus de bois qu’à l’habitude, explique le président provincial de la Fédération des producteurs de bois du Québec, Pierre-Maurice Gagnon.

Il y a trois ans encore environ, on sortait du Bas-Saguenay, de Saint-Félix à Petit-Saguenay, environ 150 voyages. Là, on sort 700 voyages de bois par année. Ça veut dire que les gens récoltent la tordeuse.

Prévention

Daniel Potvin se dit déçu de la participation du gouvernement pour freiner l’infestation. Puisque la situation était connue depuis des années, il croit que le gouvernement aurait dû agir en prévention.

« Avant que ça s'en vienne, il faut que tu coupes, il faut que tu dises : "On fait une barrière, on empêche les chenilles de s'en venir par ici. On empêche les papillons". C'est ça qu'il aurait fallu faire », explique le propriétaire.

Pour la première fois de son histoire, le gouvernement du Québec a débloqué 20 millions de dollars en cinq ans pour faire de l'épandage d'insecticide biologique sur les terres privées. Auparavant, ces épandages étaient effectués uniquement sur les terres publiques.

« On a commencé à arroser cette année, mais seulement sur des superficies de 10 hectares ou plus. Notre revendication qu'on veut faire auprès du ministère des Forêts, c'est d'aller dans des superficies un peu plus petites. Quand on aménage, on aménage toujours en forêt privée sur de petites superficies, souvent de quatre hectares et moins », ajoute Pierre Maurice Gagnon.

Pour ce qui est des terres publiques, le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs indique qu'il est trop tôt pour déterminer le taux d'infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinette cette année.

Les avions survolent actuellement la forêt pour évaluer le niveau de défoliation.

Saguenay–Lac-St-Jean

Industrie forestière