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Combien y a-t-il d’armes de poing légales à Toronto?

Photo de pistolets noirs disposés sur des tables
Des pistolets saisis par la police de Toronto Photo: Radio-Canada / Marie-Michelle Lauzon

Même si l'arme utilisée dans la fusillade de l'avenue Danforth provenait des États-Unis, les plus récentes données de la Gendarmerie royale du Canada montrent que 844 778 armes de poing sont la propriété de Canadiens, en toute légalité. De ce nombre, 282 110 appartiennent à des Ontariens, et 70 871 d'entre elles sont la propriété de résidents de la grande région de Toronto.

Un texte de Katherine Brulotte

Les armes restreintes ou prohibées, dont font partie les armes de poing, doivent obligatoirement être enregistrées auprès de la GRC et nécessitent, pour leur achat et leur transport, l’obtention de permis et de certificats.

Les armes prohibées ne peuvent être acquises que selon certains critères, par exemple la constitution d'une collection historique.

Ce nombre est impressionnant, selon le fondateur de l’organisme de sensibilisation Silence the Violence, Shun the Guns, Robert, qui préfère taire son nom de famille pour des raisons de sécurité.

Il s’inquiète du nombre d’armes qui se retrouvent entre les mains de criminels ou de personnes en détresse.

Nous ne savons même pas combien d'armes sont sur le marché noir. C’est très préoccupant.

Robert, Silence the Violence, Shun the Guns

Selon les données de la police de Toronto, environ la moitié des armes utilisées pour commettre des crimes dans la métropole ont été achetées légalement au Canada.

Certaines peuvent toutefois avoir changé de mains, par exemple en raison d’un vol.

D’autres peuvent avoir été revendues illégalement par des procédés d’achat fictif au cours desquels des personnes au dossier criminel vierge obtiennent des permis pour acheter des armes, dans le but de les revendre à des groupes criminalisés.

Le vice-président de l’Association canadienne pour les armes à feu, Blair Hagen, croit pourtant que les autorités ont tous les outils pour arrêter ces transactions illicites.

Ils ont tous les outils à leur disposition. Si un individu effectue de multiples transferts, des voyants rouges devraient s’allumer dans le système.

Blair Hagen, vice-président, Association canadienne pour les armes à feu

Il croit que la mise en place de mesures supplémentaires nuirait aux utilisateurs légitimes d’armes à feu sans permettre d’éliminer les activités criminelles.

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