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En Grèce, Alain Lefèvre décrit des « feux d'une violence inaccoutumée »

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Alain Lefèvre devant l'Acropole.

Le compositeur québécois a constaté de ses propres yeux l'ampleur de la dévastation provoquée par les feux qui font rage en Grèce.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En déplacement en Grèce au moment où de violents feux de forêt ont fait des dizaines de morts, le pianiste et compositeur québécois Alain Lefèvre évoque des scènes de dévastation « aux allures de science-fiction ».

En entrevue au Téléjournal, l'artiste a ainsi décrit des scènes « quasi impensables », où « en quelques minutes à peine », les flammes sont apparues, ont été violemment alimentées par des vents soufflant à une centaine de kilomètres à l'heure, et ont tout détruit sur leur passage.

« J'étais dans la piscine [...] et en l'espace de quelques minutes, le ciel est devenu noir », s'est rappelé M. Lefèvre, avant d'ajouter qu'une pluie de cendres avait suivi.

« On a trouvé des familles pétrifiées par le feu, tuées en quelques instants, et dont il ne reste plus que des statues », a poursuivi le pianiste, évoquant les corps fossilisés des habitants de Pompéi, tués lors de l'éruption du Vésuve, en l'an 79 de notre ère.

« Ce fut un feu d'une violence inaccoutumée; je pense qu'en Grèce, ils n'ont jamais vu ça », a-t-il dit.

Durement touchée par ces incendies, la Grèce est entrée dans une période de deuil de trois jours, sous l'ordre du gouvernement.

Athènes a par ailleurs appelé l'Europe à l'aide pour combattre les brasiers.

Feu meurtrier

Des responsables et des résidents décrivent un déluge de flammes qui a piégé les victimes chez elles, dans leurs voitures ou à quelques mètres des plages qu'elles tentaient de rejoindre.

À Mati, ville plantée de pins à une quarantaine de kilomètres d'Athènes, des vents de plus de 100 km/h ont permis « une progression foudroyante du feu dans le tissu urbain », a expliqué la porte-parole des pompiers, Stavroula Maliri.

Quelque 1000 bâtiments et 300 véhicules y ont été la proie des flammes.

« Les cocottes des pins ont été surchauffées et ont éclaté comme des grenades », entraînant des débuts d'incendie à des kilomètres à la ronde, a ajouté Alain Lefèvre.

Pourtant, la solidarité est au rendez-vous, a-t-il souligné, y compris du côté des propriétaires de bateaux, qui se sont précipités vers leurs embarcations pour se diriger vers les plages afin d'y secourir des gens coincés par les flammes.

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