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Élection à l’Assemblée des Premières Nations : qui sont les candidats?

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, prend la parole à l'assemblée du 1er mai 2018.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, prend la parole à l'assemblée du 1er mai 2018.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Mercredi, 634 nations autochtones se choisiront à Vancouver un chef national lors de l'assemblée générale de l'Assemblée des Premières Nations (APN), l'organisation autochtone la plus influente du pays. Cinq candidats sont dans la course, y compris le chef sortant Perry Bellegarde. Qui sont-ils? Portraits de chacun des candidats.

Un texte de Laurence Niosi


PERRY BELLEGARDE

Le chef sortant, membre de la Première Nation de Little Black Bear, en Saskatchewan, a annoncé en décembre son intention de se représenter pour un deuxième mandat.

Celui qui mise sur une relation étroite avec le gouvernement Trudeau se fait toutefois régulièrement reprocher d’être trop près du premier ministre, notamment par ses rivaux, et de ne pas assez consulter les nations autochtones dans le processus décisionnel. « Chaque chef national est accusé d'être trop proche du premier ministre, du gouvernement. Nous devons avoir une relation avec les décideurs politiques et législatifs », s’est récemment défendu Perry Bellegarde dans un entretien avec La Presse canadienne.

Perry Bellegarde vante par ailleurs son bilan : il affirme notamment que, sous sa direction, l’APN a pu amasser 17 milliards de dollars en financement sur sept ans, et a poussé Ottawa à rédiger conjointement un projet de loi sur les langues autochtones.


RUSS DIABO

Le conseiller politique Russ Diabo.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le conseiller politique Russ Diabo

Photo : Courtoisie

Le conseiller politique de Kahnawake et militant anti-pipeline a été le premier candidat à se lancer dans la course contre le chef national sortant de l'APN, Perry Bellegarde, en avril dernier. Russ Diabo affirme se présenter en raison de la « menace » que représenteraient pour les droits des Autochtones les lois récemment proposées par le gouvernement Trudeau. En février, le premier ministre a affirmé qu'il élaborerait un cadre de reconnaissance et de mise en œuvre des droits en partenariat avec les Autochtones.

Russ Diabo a environ 40 ans d'expérience dans la politique des Premières Nations. Il a travaillé pour l'APN à divers moments au cours des années 1980 et 1990 à titre de conseiller et d'analyste.


SHEILA NORTH

La chef autochtone Sheila North Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La chef autochtone Sheila North Wilson

Photo : La Presse canadienne

La grande chef du regroupement autochtone Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO), un groupe qui défend les intérêts politiques de 30 Premières Nations du nord du Manitoba, est entrée dans la course début mai, après Perry Bellegarde et Russ Diabo.

Originaire de la Nation crie de Bunibonibee, l’ancienne journaliste à CBC et à CTV est très critique du chef sortant Perry Bellegarde, estimant qu’il ne donne pas assez de pouvoir aux communautés autochtones. Sheila North reproche en outre à l’APN de ne pas avoir défendu correctement les Premières Nations sur des questions comme l'éducation et la légalisation du cannabis.

En tant que chef du MKO, Sheila North a maintes fois pris position sur la crise du suicide dans les communautés autochtones et contre le profilage racial. Elle a également déjà qualifié le gouvernement du Manitoba de « gouvernement provincial le plus raciste au Canada » lors d'un discours prononcé au siège des Nations unies, à New York.


KATHERINE WHITECLOUD

La candidate Katherine Whitecloud.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La candidate Katherine Whitecloud

Photo :  Facebook

À l’instar de certains de ses rivaux, la directrice de l’organisation autochtone Dakota Ojibway Tribal Council croit que l’APN, « devenue colonisée », doit prendre une nouvelle direction et se distancer du gouvernement. « Le sentiment [des chefs à travers le pays] est que l'APN devient un représentant du gouvernement et se comporte comme tel. L'intention initiale de l'APN était d'être un groupe de pression, de lobbying », a récemment affirmé l’ancienne directrice régionale de l'APN au Manitoba lors d’un forum organisé par les chefs manitobains.


MILES RICHARDSON

Le candidat Miles Richardson.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le candidat Miles Richardson

Photo : CBC

Miles Richardson est le candidat dont les positions semblent les plus alignées sur celles de Perry Bellegarde. L’ancien président du Conseil de la Nation Haïda, en Colombie-Britannique, a déclaré que les Premières Nations doivent « saisir » l'occasion offerte par Ottawa d'établir une nouvelle relation « de nation à nation ».

« Mais nous devons diriger le processus et faire en sorte que la législation fédérale en matière de reconnaissance représente le volet fédéral de nos droits », a-t-il précisé.

Avec des informations de CBC et La Presse canadienne

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