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Une enquête interne est ouverte à Pinel après l'agression de plusieurs intervenants

Le devanture de l'établissement.

L'Institut Philippe-Pinel est situé au 10905 boulevard Henri-Bourassa Est, dans le secteur Rivière-des-Prairies, à Montréal.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une enquête interne a été ouverte à l'Institut Philippe-Pinel de Montréal à la suite d'une attaque concertée dans laquelle quatre intervenants ont été blessés vendredi.

L'agression a nécessité une « intervention majeure » dans l'unité pour adolescents de l'établissement, qui a laissé plusieurs autres secteurs à découvert en raison d'un manque d'effectifs.

Selon les témoignages rapportés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les employés de l'Institut Philippe-Pinel, une fausse bagarre a éclaté dans la « grande cour » de l'établissement, vers 18 h 30, afin d'attirer l'attention des gardiens.

Une fois sur place, ceux-ci ont été encerclés par un groupe de jeunes patients âgés entre 14 et 18 ans. Une bagarre s'en est suivi, au cours de laquelle quatre membres du personnel ont été blessés.

« Ce qui a surpris tout le monde, c'est que c'était une action qui était concertée », a raconté Ghyslain Gaudet, vice-président du syndicat local, à l'émission Midi-info, mardi midi. Selon lui, le guet-apens visait un intervenant en particulier.

Une attaque d'autant plus inquiétante que les agents de sécurité de l'établissement sont « le dernier rempart » entre les intervenants et leurs patients les plus dangereux, souligne M. Gaudet.

Les gardiens veulent être mieux équipés

Ce récit concorde avec celui rapporté dans La Presse+ de mardi, dans lequel le syndicat lance un cri d'alarme.

Car pour pouvoir gérer ces éruptions de violence, les employés de Philippe-Pinel réclament d'être équipés de gants en kevlar, de gilets pare-balles et de gaz poivre.

« On espère qu'avec l'enquête qu'on va mettre en place de façon paritaire, on va en venir à la conclusion que ce sont des outils de protection nécessaire », a expliqué à ICI RDI Karine Cabana, conseillère au SCFP, mardi avant-midi.

Ce n'est pas la première fois que le syndicat dénonce l'absence de mesures de sécurité adéquates à Philippe-Pinel. Une manifestation s'était notamment tenue devant l'hôpital montréalais en novembre 2016.

Un rapport d'enquête publié en 2012 avait également révélé de graves problèmes de sécurité. Ce document faisait suite à une violente prise d'otages survenue l'année précédente, qui avait entraîné l'arrêt de travail de 13 personnes.

L'Institut Philippe-Pinel traite les adolescents et les adultes qui souffrent de problèmes graves de santé mentale, de même que des patients aux prises avec des comportements violents, y compris sur le plan sexuel.

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