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Animaux secours RDL pourrait cesser ses activités

Un chat.

Un chaton âgé de quelques semaines.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

Radio-Canada

Si Animaux secours RDL ne reçoit pas l'appui nécessaire afin de poursuivre ses activités, l'organisme pourrait mettre la clé sous la porte. C'est ce qu'affirme la vice-présidente de l'organisme, Daisy Boucher-Lafrance.

Un texte de Jérôme Lévesque-Boucher

Animaux secours RDL s'affaire à sauver des centaines de chats par année. Les bénévoles de l'organisme, qui agissent aussi à titre de familles d'accueil, se comptent sur les doigts d'une main. Selon Mme Boucher-Lafrance, c'est plus de 115 chats qui ont été sauvés depuis le début de l'année.

Or, les ressources de l'organisme sont trop limitées pour répondre à la demande. Durant la même période, plus de 250 demandes de parrainage ont dû être refusées, faute de place et de ressources. À bout de souffle, la vice-présidente laisse savoir que cette situation ne peut pas durer.

Nous avons une rencontre avec le mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet, en août. Si la rencontre ne porte pas ses fruits, je démissionnerai de mon poste de vice-présidente. Le CA devra prendre la décision de dissoudre l'organisme ou de fermer temporairement.

Daisy Boucher-Lafrance, vice-présidente d'Animaux secours RDL

Des installations adaptées

Selon Mme Boucher-Lafrance, la solution est d'offrir un bureau, voire un bâtiment adapté, afin d'aider l'organisme à accueillir davantage d'animaux. C'est ce qu'elle fera valoir lors de sa rencontre avec la mairesse de Rivière-du-Loup.

Nicole Landry, une des bénévoles d'Animaux secours RDL, affirme que prendre soin des animaux confiés à l'organisme n'est pas une mince affaire.

Souvent, les animaux nous arrivent avec des parasites contagieux. Même avec toute la volonté du monde, nos maisons ou nos garages ne sont pas adaptés à de telles conditions. Un local nous permettrait de mieux contrôler l'environnement, pour le bien des animaux.

Nicole Landry, bénévole d'Animaux secours RDL

Elle rappelle qu'au-delà des soins qui doivent être donnés aux animaux qui leur sont confiés, les bénévoles ont aussi pour mission de les sociabiliser. L'éducation des chats se fait surtout entre leur huitième et leur douzième semaine de vie. Il faut s'assurer qu'ils soient de bons animaux de compagnie. Ça demande beaucoup de temps, ça, affirme-t-elle.

Un chien.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Animaux secours RDL affirme qu'un local adapté permettrait à l'organisme d'accueillir des chiens, ce qui est impossible pour le moment.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

De plus, les ressources limitées d'Animaux secours RDL ne permettent pas l'accueil de chiens, en ce moment. Oh non, c'est impossible. Juste avec les chats, on n'y arrive pas, affirme Mme Landry.

Toujours selon la bénévole, un local adapté ferait en sorte qu'il y aurait davantage de bénévoles prêts à donner du temps pour la cause qu'incarne Animaux secours RDL. Là, avec un local, on n'aurait pas à demander mille et une choses aux gens qui veulent donner de leur temps. L'environnement serait déjà conçu pour ça. Je suis pas mal certaine qu'on pourrait attirer des dizaines de gens très rapidement.

Si Rivière-du-Loup a déjà un service de fourrière permettant l'accueil de chats, Mme Landry considère qu'il est nettement insuffisant. Ils peuvent en recevoir une dizaine, tout au plus. S'ils ne sont pas réclamés rapidement, ils sont euthanasiés. Ça représente des frais pour la Ville et les citoyens, les euthanasies...et ça fait un peu mal au cœur.

Animaux secours RDL sollicite par ailleurs l'aide de la population pour accroitre son nombre de familles d'accueil. Toutes les informations nécessaires sont sur la page Facebook de l'organisme.

La rencontre entre les bénévoles d'Animaux secours RDL et la mairesse Sylvie Vignet est prévue le 21 août prochain. C'est à ce moment que l'ensemble du dossier sera évalué.

La Ville préfère attendre les conclusions de la rencontre avant de commenter le dossier.

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