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Des groupes environnementalistes doutent de la pertinence d'un parc éolien aux Îles

Le site de la Dune-du-Nord

Le site de la Dune du Nord, choisi pour installer deux éoliennes

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Radio-Canada

Avec l'installation d'un câble sous-marin qui comblerait tous les besoins énergétiques des Madelinots, l'Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale (AMSÉE) doute de plus en plus de la pertinence du projet de parc éolien de la Dune-du-Nord, aux Îles-de-la-Madeleine.

Un texte de Brigitte Dubé, avec les informations de Philippe Grenier

Même si elle est favorable aux énergies renouvelables, l’AMSÉE doute de la rentabilité de ce parc éolien. Avec l'installation du câble sous-marin, confirmée en mai par Québec, l'association aimerait voir une réévaluation du projet de parc éolien pour connaître sa rentabilité, indique la présidente, Marianne Papillon.

Le parc éolien n'est pas énergétiquement requis parce que le câble va répondre à tous nos besoins énergétiques.

Marianne Papillon, présidente de l'Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale (AMSÉE)

Ce projet doit produire six mégawatts avec deux éoliennes.

Marianne Papillon, présidente de l'AMSÉE

Marianne Papillon, présidente de l'AMSÉE

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Au niveau de la sécurité, ajoute-t-elle, il va y avoir la centrale qui va être maintenue en back-up. Au niveau écologique, l'éolien empêche de brûler du mazout quand la centrale fonctionne. Donc, l'arrivée du câble va venir amputer les gains écologiques, donc la réduction des effets de serre qu'on attribue au parc éolien est réduite.

Tout de même rentable, maintient Hydro-Québec

Catherine Bujold, conseillère aux relations avec le milieu chez Hydro-Québec

Catherine Bujold, conseillère aux relations avec le milieu chez Hydro-Québec

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

De son côté, Hydro-Québec maintient que le projet est avantageux, tant du point de vue écologique qu’environnemental. La conseillère aux relations avec le milieu, Catherine Bujold, rappelle que la société d’État va acheter l’électricité produite pendant 20 ans.

Le parc éolien entrerait en fonction à partir de la fin 2019 alors que le projet de raccordement lui, c’est en 2025. Pendant six ans, nous allons économiser 5 millions de litres de mazout lourd.

Catherine Bujold, conseillère aux relations avec le milieu chez Hydro-Québec

C’est un partenariat avec le milieu local, avec la Régie intermunicipale Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine donc ça signifie des retombées économiques importantes, rappelle Mme Bujold. Et pour Hydro-Québec, ce sera le premier jumelage éolien-diésel. On pense que ça a beaucoup d’avenir pour le reste de nos réseaux autonomes. Ça représente une acquisition de connaissances importantes.

L’AMSÉE réitère son opposition au choix du site

Habitat de la Dune-du-Nord

Habitat de la Dune-du-Nord

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

L’AMSÉE continue de remettre en question le choix du site de la Dune-du-Nord, un habitat protégé. On y retrouve des espèces en situation précaire comme le corème de Conrad.

Hélène Chevrier, une madelinienne engagée dans la protection de l'environnement

Hélène Chevrier, une madelinienne engagée dans la protection de l'environnement

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Hélène Chevrier, une citoyenne engagée dans la protection de la nature, a cosigné une lettre avec Nature Québec à l’intention de la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon.

Ils lui demandent de prendre en considération la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables avant de rendre une décision dans ce dossier.

Il faut que la biodiversité soit conservée, insiste-t-elle. Il y a le corème de Conrad ici, mais il y a d’autres espèces à statut précaire, dont des oiseaux. C’est le dernier recours pour les conserver. Les milieux dunaires aux Îles sont de moins en moins intacts.

L’AMSÉE et Nature Québec espèrent donc être entendus avant l’attribution du contrat.

La décision de la Régie sur ce contrat est attendue le 8 octobre.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Énergies renouvelables