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Un hélikite en renfort contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette

Un ballon blanc et un filet à papillons flottent dans le ciel, tous deux retenus au sol par des cordes attachées à un camion.

L'hélikite est un hybride entre un cerf-volant et un ballon-sonde.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

Une équipe de Ressources naturelles Canada mène actuellement une étude à Saint-Fabien, au Bas-Saint-Laurent, pour récolter des données sur la tordeuse des bourgeons de l'épinette et ainsi comprendre l'épidémie de cet insecte destructeur.

Un texte de Catherine Poisson, d'après les informations d'Isabelle Damphousse

L'étude se fait au moyen d'un nouvel outil, l'hélikite.

Cet hybride entre un cerf-volant et un ballon-sonde, auquel est attaché un filet, permet de capturer des papillons de la tordeuse de l'épinette en plein vol.

Le filet va pouvoir attraper les papillons qui se dispersent dans la basse atmosphère entre 400 et 800 mètres d'altitude explique le chercheur en écologie forestière Yan Boulanger.

Les insectes ainsi capturés seront étudiés pour mieux comprendre la tordeuse.

Ça va nous permettre de comprendre comment la tordeuse va se disperser d'une région à l'autre. C'est quelque chose qu'on comprend très mal pour l'instant.

Yan Boulanger, chercheur en écologie forestière pour Ressources Naturelles Canada
Il est debout devant l'hélikite qui flotte dans le ciel.

Le chercheur en écologie forestière, Yan Boulanger

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

On va être en mesure de savoir si ce sont des mâles, des femelles, si elles portent des oeufs, dans quelles conditions elles se trouvent et ça va nous permettre de mieux comprendre la dynamique de dispersion de la tordeuse, précise le chercheur.

Avec ces données, les scientifiques espèrent prévoir les déplacements des populations à court terme et ainsi mieux diriger les interventions pour contrer l'épidémie de chenille.

Ressources naturelles Canada a acheté l'hélikite auprès d'une entreprise britannique au coût de 2000 $, ce qui en fait une technique de capture beaucoup moins coûteuse que celles utilisées auparavant qui nécessitaient l'emploi d'avions ou d'hélicoptères.

C'est un bon exemple de science qui ne coûte pas trop cher et qui ramène beaucoup de données pour contrer un phénomène qui lui, coûte vraiment très cher, souligne Yan Boulanger.

Son équipe mènera des tests à Saint-Fabien toute la semaine et sera de retour dans les prochaines années si les résultats sont concluants. Les captures sont menées de nuit, puisque c'est à ce moment que les papillons se dispersent.

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