•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le suspect ne sera finalement pas accusé pour l'agression sur la colline du Parlement

Cérémonie après le changement de la garde sur la colline du Parlement, à Ottawa, le 24 juin dernier.

Cérémonie après le changement de la garde, le 24 juin

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

Radio-Canada

L'homme qui a été arrêté lundi à la suite d'une agression commise pendant la cérémonie de relève de la garde sur la colline du Parlement, à Ottawa, ne sera finalement pas accusé relativement à cet incident, a annoncé le Service de police d'Ottawa mardi après-midi. Il a toutefois comparu pour une autre agression survenue dimanche dans le sud d'Ottawa.

Jesse Mooney, 24 ans, aurait eu une dispute verbale avec une connaissance, à 7 h 30 dimanche, sur le chemin Bridle à Ottawa.

Il aurait tenté de frapper la victime, mais cette dernière a réussi à fuir la scène. Remarquant une coupure à la main, la victime a immédiatement appelé le 911. Les ambulanciers l'ont transportée à l'hôpital.

Appelés également sur les lieux, les policiers ont essayé d'attraper le suspect, sans succès. Ce dernier a été appréhendé à la colline du Parlement le lendemain après avoir tenté de s'en prendre à un militaire de la relève de la garde.

Il doit maintenant répondre à des accusations d'agression armée.

Plus tôt mardi, le Service de police d'Ottawa a indiqué par voie de communiqué que Mooney avait été accusé « de voies de fait et de manquement aux conditions de la probation relativement à l'incident survenu sur la colline du Parlement ». Il a également affirmé que le suspect devait comparaître mardi par rapport aux deux incidents. Le SPO avait donné une information similaire la veille. Le Service de police s'est rétracté mardi vers 15 h 40.

Évaluation psychiatrique

Lors de sa comparution, Jesse Mooney s'est montré agité, presque agressif. D'ailleurs, il devra subir une évaluation psychiatrique pour déterminer s'il est apte à subir son procès.

Son avocat, Jonathan Boss, précise qu'il est présentement derrière les barreaux au Centre de détention d'Ottawa-Gatineau et qu'il sera de retour devant les tribunaux mercredi.

Certains témoins rapportent que, mardi matin, Jesse Mooney serait passé par-dessus le cordon qui maintient la foule à l'écart lors de la relève de la garde. Il se serait dirigé en criant vers un agent du Service de protection parlementaire (SPP). C'est à ce moment que plusieurs membres des forces de l'ordre l'auraient maîtrisé. Il aurait résisté à son arrestation en continuant de crier.

Le SPP, l'organisme qui s’occupe de la sécurité sur les terrains de la colline du Parlement, a déclaré qu'« un petit couteau de poche a été retrouvé à proximité du suspect après son arrestation ».

Niveau de sécurité satisfaisant, selon un professeur

L'ancien combattant des Forces armées canadiennes et professeur agrégé de travail social à l'Université du Québec en Outaouais Dave Blackburn estime que le niveau de sécurité sur la colline du Parlement est satisfaisant depuis les changements qui ont suivi la fusillade du 22 octobre 2014.

Il s'est toutefois désolé de l'incident survenu lundi. « Ça me choque profondément qu'un Canadien s'attaque à nos soldats, surtout dans des situations cérémoniales », dit-il.

Avec les informations de Florence Ngué-No

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

Agression

Justice et faits divers