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Assurance-emploi : des centaines de personnes manifestent à Caraquet

Une foule de manifestants brandissant quelques drapeaux acadiens
Environ 300 personnes manifestent à Caraquet mardi matin. Photo: Radio-Canada / François Vigneault
Radio-Canada

Environ 300 personnes manifestent contre le trou noir de l'assurance-emploi devant le bureau du député d'Acadie-Bathurst, à Caraquet, au Nouveau-Brunswick.

La manifestation organisée par le comité d’action de l’assurance-emploi dans la Péninsule acadienne se déroule en l’absence du député Serge Cormier, qui participe à des réunions à Ottawa. Le député assure qu’il avait demandé au comité de reporter l’activité à mercredi pour qu’il puisse être présent.

Le comité d’action dénonce le resserrement des critères d’admissibilité à l’assurance-emploi entraînée par la baisse du taux de chômage. Depuis le 8 juillet, les personnes exerçant des emplois saisonniers doivent travailler 525 heures pour toucher des prestations régulières pendant au moins 21 semaines, alors qu'il leur fallait auparavant 490 heures de travail pour au moins 23 semaines de prestations.

Deux policiers discutent avec un groupe de manifestantsQuelques manifestants ont bloqué le boulevard Saint-Pierre Ouest, ce qui a poussé la Gendarmerie royale du Canada à dérouter la circulation. Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Le manifestant Steve Roussel, de Le Goulet, travaille comme homme de pont sur un bateau de pêche, et il s'attend à connaître le trou noir. Il s’agit de la période sans revenus qui sépare la fin des prestations d’assurance-emploi et la reprise du travail saisonnier.

Je suis pêcheur de homard, précise Steve Roussel. Je n’ai pas pu avoir 17 semaines dans la pêche au homard.

Lina Larocque, une manifestante qui travaille dans une usine de produits marins à Lamèque, craint aussi de se retrouver dans un long trou noir cet hiver.

Moi, cet hiver, j’ai calculé que j’ai droit à 22 semaines. J’ai [fait ma demande d’assurance-emploi] le 8 juillet. À 22 semaines, ça me rend au 22 décembre. Après le 22 décembre, je n’ai plus de chômage. Qu’est-ce qui va se passer cet hiver? Qu’est-ce qui va nous faire vivre?, explique-t-elle.

Le député Serge Cormier défend l'aide du fédéral

Il est faux de croire que le gouvernement fédéral abandonne les travailleurs saisonniers de la région à leur sort, souligne le député Cormier.

Le message que j’ai pour eux depuis le tout début, c’est qu’on ne va pas les laisser tomber. On va les aider. On les a déjà aidés au printemps passé, souvenez-vous en bien, avec les programmes qu’on a mis en place. Les gens recevaient les mêmes montants qu’ils avaient sur l’assurance-emploi pour aller [suivre] un cours de formation avec les déplacements payés, avec même les frais de garderie payés, des expériences de travail dans les municipalités ou autre, des semaines de travail de plus assurables, explique Serge Cormier.

Le politicien fédéral en entrevue dans les studios de Radio-Canada. Serge Cormier répond aux pêcheurs qui manifestent devant son bureau contre les mesures de protection de la baleine noire. Photo : Radio-Canada

Le programme de formation ne rassure pas les travailleurs, selon Mireille Noël, représentante syndicale de l’Association coopérative des pêcheurs de l’Île.

Des cours de même, donner de la formation de même, ça peut être bon, mais ça n’ôte pas l’inquiétude des travailleurs. C’est rien que 40 heures par semaine, et c’est au salaire minimum. Il faut que les compagnies ajoutent le reste pour faire de bonnes semaines assurables, affirme Mireille Noël.

La situation pourrait être pire sans le programme de formation, réplique le député Cormier.

Des inquiétudes, je pense qu’il y en a encore de plus grandes, c’est de n’avoir aucun revenu pendant plusieurs mois. Alors, ce qu’on offre comme programme, ce qu’on a offert par le passé, c’est justement un revenu aux personnes qui étaient les plus [touchées] sur l’assurance-emploi de pouvoir aller suivre des cours de formation, mentionne Serge Cormier.

Une foule de manifestantsLes manifestants demandent des modifications aux limites de la région économique de Restigouche-Albert, de l’assurance-emploi, qui les défavorisent selon eux. Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Il ne servirait à rien d’exclure la Péninsule acadienne de la région économique de Restigouche-Albert, ajoute le député Cormier, parce que le taux de chômage dans les deux cas est pratiquement le même.

Le député rappelle que le comité d’action demandait une table de travail avec divers représentants fédéraux, et que cette réunion aura lieu jeudi à Bathurst.

Avec des renseignements de François Vigneault

Nouveau-Brunswick

Emploi