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Des bisonneaux sont conçus au parc national Banff, une première depuis 150 ans

Les premières bisonnes à avoir mis bas en 2018 poussent leur petit du museau.

Les trois bisonnes ont mis bas la semaine dernière.

Photo : Parcs Canada / Peter White

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour la première fois en plus de 150 ans, des bisonneaux ont été conçus et sont nés au parc national Banff, en Alberta, dans le cadre d'un projet de réintroduction lancé en février 2017.

Un texte d'Axel Tardieu

Les trois nouveau-nés ont vu le jour les 15 et 19 juillet. Aux côtés de leurs mères, ils découvrent leur habitat et font leurs premiers pas. Recouverts d'une fourrure rougeâtre à la naissance, il leur faudra plusieurs mois avant d'arborer la couleur marron-chocolat, comme leurs parents.

Ils font maintenant partie d'un troupeau de 16 bisons adultes et de 10 demi-frères et soeurs, nés au printemps 2017, des mêmes mères, mais de pères différents.

Dans le cadre de son projet de réinsertion, Parcs Canada avait transféré 10 femelles enceintes et 6 mâles du parc national Elk Island, à l'est d'Edmonton, vers la vallée de la rivière Panther, dans le parc national Banff. Le troupeau avait parcouru les 400 kilomètres en camion et en hélicoptère.

Les agents des ressources de Parcs Canada vont, dans les prochaines semaines, transférer la harde de bisons de leur enclos actuel à une zone plus vaste de 1200 kilomètres carrés. « Ils se trouvent pour l'instant dans un terrain clôturé avec de quoi manger et de l'eau », explique Bill Hunt, responsable de la conservation des ressources. « Nous ouvrirons bientôt les barrières et les bisons pourront découvrir plus librement l'arrière-pays de Banff. »

Surveillance accrue dans les prochains mois

Le but de ce projet sur 5 ans, au budget de 6,4 millions de dollars, est de rétablir les écosystèmes tels qu’ils étaient avant la disparition des grands herbivores et ainsi de permettre aux bisons de redevenir des animaux sauvages. Mais il faut procéder progressivement et laisser le temps aux bêtes de s'adapter à leur nouvel habitat et aux différentes saisons.

« On doit s'assurer que les bisons réagissent bien », assure Bill Hunt. « Mais ils ont eu le temps de s'adapter pendant 18 mois. Deux générations ont maintenant vu le jour ici et vont donc considérer Banff comme leur maison. »

Afin d'assurer un environnement optimal pour les bisons, Parcs Canada a réalisé les 15 et 16 mai un brûlage dirigé dans la zone de réintroduction sur une étendue d'environ 315 hectares. « Cela permet de faire pousser de l'herbe fraîche, riche en nutriments, et on espère que ça va les attirer », explique Bill Hunt.

Plusieurs bisons adultes présents dans enclos du Parc national de Banff avec un bisonneau allongé par terre qui vient de naître.	Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Né il y a moins d’une heure, ce bisonneau reçoit les soins de sa mère.

Photo : Parcs Canada / Peter White

Les supposés prédateurs « apeurés »

Les deux prédateurs du bison sont le grizzly et le loup. Mais ceux du parc national Banff ne semblent pas être, pour l'instant, attirés par leurs nouveaux voisins. « Ils sont passés près de l'enclos, mais ont été apeurés. Ils ne savaient pas à quel animal ils avaient affaire et ils ont fait demi-tour », explique Bill Hunt. « Cela peut prendre des années avant qu'ils les considèrent comme des proies. »

De nouvelles naissances pour bientôt

Le plus gros mammifère terrestre d'Amérique a régné sur le continent avant d'y être quasiment exterminé au cours du 19e siècle à cause de la chasse. Dans ce projet de réintroduction au parc national Banff, chaque naissance est une petite victoire. Après une vérification de l'équipe de vétérinaires il y a plusieurs mois, 9 des 10 femelles étaient enceintes. Parcs Canada espère donc voir naître six nouveaux bisonneaux prochainement.

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