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Prolifération de dépotoirs sauvages depuis la nouvelle politique sur les déchets à Gatineau

Des fauteuils et une bibliothèque sont laissés en bordure du trottoir.

La nouvelle politique sur les déchets de Gatineau mène à des dépotoirs sauvages dans la municipalité.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des dépotoirs improvisés comportant des déchets, des résidus de construction ou des meubles abandonnés commencent à faire leur apparition sur le territoire de Gatineau depuis l'entrée en vigueur du règlement municipal sur les matières résiduelles, le 15 juillet 2018.

Les objets encombrants ne sont plus ramassés lors des collectes de déchets. Depuis le début de cette politique, la Ville de Gatineau a reçu 27 requêtes, dont 20 plaintes pour objets encombrants en bordure d'une rue et une plainte portant sur une personne qui a mis des meubles sur le terrain d’une autre. Sept autres dépôts sauvages ou dépotoirs illégaux ont été signalés.

L'an passé à pareille date, la Municipalité avait reçu cinq requêtes, dont deux pour encombrements et trois pour des dépôts sauvages.

Pour l'instant, la ville compte nettoyer les dépôts sauvages et remettre des billets de courtoisie aux propriétaires qui n'ont pas enlevé leurs vieux matelas ou autres objets encombrants devant chez eux.

Sanctions

La Ville de Gatineau dit s’attendre à une augmentation de situations analogues au cours des premiers mois de la mise en application du nouveau règlement, ainsi qu’à une stabilisation de la situation après un an.

La Ville de Gatineau n’exclut pas l’ajout d'employés de la patrouille environnementale pour donner notamment des billets de courtoisie.

Selon la réglementation municipale, le propriétaire du terrain est responsable de nettoyer les objets. Un citoyen doit payer un minimum de 50 $ pour déposer un meuble, tel un sofa au centre de transbordement, s'il ne veut pas attendre la prochaine collecte et que son objet ne peut être ramassé par des organismes de charité.

Les délinquants sont passibles d'une amende de 250 $ à 600 $ pour une première infraction liée à un dépôt sauvage en vertu du règlement sur les nuisances. Les amendes se cumulent par jour.

La mairesse suppléante, Louise Boudrias, s'inquiète, s'attendant à ce qu'il y ait de plus en plus de ces dépotoirs. Elle se questionne sur la responsabilité du nettoyage.

Qui va être responsable, si quelqu'un le dépose sur un terrain ailleurs ou à côté? Comment peut-on rendre le propriétaire de cet édifice-là responsable pour le dépôt d'une autre personne?

Louise Boudrias, mairesse suppléante

« Il faut que la Ville assure une surveillance à ce niveau-là, c'est notre responsabilité. On veut une ville qui est propre », a-t-elle affirmé.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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