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Le gouvernement Ford appuie officiellement l'Université de l'Ontario français

Portrait de Caroline Mulroney
La ministre déléguée aux Affaires francophones, Caroline Mulroney, dit vouloir accorder à l'établissement postsecondaire «le soutien qu'il mérite» Photo: La Presse canadienne / Frank Gunn
Radio-Canada

Par voie de communiqué, le gouvernement ontarien exprime son intention de « continuer d'appuyer le conseil [d'administration] intérimaire » de l'Université de l'Ontario français.

Le gouvernement entend notamment assurer un suivi de « la transition vers un conseil permanent au début de 2019 », peut-on lire dans le communiqué envoyé lundi.

Notre gouvernement s’engage pleinement à assurer le succès de l’Université de l’Ontario français. L’université sera un lieu d’apprentissage viable et dynamique pour la communauté francophone dans les années à venir.

Merrilee Fullerton, ministre de la Formation et des Collèges et Universités

Le lendemain de son élection à la tête du gouvernement provincial, le premier ministre Doug Ford avait, lors d’un point de presse, réitéré qu’il soutiendrait la création de l’université, sans toutefois donner plus de détails.

Pour sa part, la ministre déléguée aux Affaires francophones, Caroline Mulroney, affirme que le gouvernement veut accorder [à l’université] le soutien qu’elle mérite.

Nous souhaitons aussi travailler avec l’université pour que cette dernière puisse se concentrer sur les besoins des étudiantes et étudiants francophones de la communauté [francophone de l’Ontario], indique-t-elle.

L'Université de l'Ontario français est dirigée par intérim par le professeur de sociolinguistique Normand Labrie.

Des réactions prudentes

La nouvelle réjouit le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), Carol Jolin.

L'homme est debout dans un corridor et fait face à la caméraLe président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin Photo : Radio-Canada / Raphaël Tremblay

Avant les élections provinciales, l'organisme avait rencontré l'actuelle ministre Mulroney et certains autres candidats progressistes-conservateurs afin de discuter des enjeux de la francophonie ontarienne.

On avait déjà l’engagement de M. Ford à cet effet-là, mais là le dossier est rendu dans les mains de la ministre [Fullerton]. C’est de bon augure parce que quand c’est rendu dans le bon ministère, les gens travaillent pour faire avancer le projet.

Carol Join, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario

Le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) est également ravi de la nouvelle, qui concrétise une promesse faite en campagne électorale.

Marie-Pierre Héroux, la coprésidente du RÉFO, précise cependant que le regroupement est un peu inquiet du manque de précision concernant le budget et l’absence de mention d’une future provincialisation de l’université.

La représentante de l'Université Laurentienne au RÉFO, Marie-Pierre HérouxLa représentante de l'Université Laurentienne au RÉFO, Marie-Pierre Héroux, aimerait que son université offre plus de cours en français. Photo : Radio-Canada / Carl Sincennes

On sait que le premier campus doit être dans le Centre-Sud-Ouest, mais les autres régions doivent être mieux desservies pour ce qui est du postsecondaire en français.

Marie-Pierre Héroux, coprésidente du RÉFO

La coprésidente ajoute que le RÉFO espère rencontrer prochainement les ministres Fullerton et Mulroney pour discuter davantage des attentes de la communauté étudiante envers la nouvelle université.

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