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Pères Maristes : une pétition pour réclamer l’expulsion des élèves sous enquête policière

Le Séminaire des Pères Maristes

Le Séminaire des Pères Maristes

Photo : Radio-Canada / Cimon Leblanc

Radio-Canada

Les signataires d'une pétition mise en ligne dimanche réclament que les six élèves du Séminaire des Pères Maristes arrêtés le 2 mai pour avoir fait circuler des photos à caractère sexuel de camarades de classe ne retournent pas à cette école à la rentrée scolaire.

Un texte d’Alain Rochefort

La pétition demande leur renvoi de l'école privée, peu importe le résultat de l’enquête policière toujours en cours. Les signataires souhaitent éviter que les élèves côtoient les trois jeunes filles qui ont porté plainte.

La direction de l'école est montrée du doigt parce qu’elle souhaite réintégrer les garçons à la rentrée scolaire puisqu’ils n’ont pas été accusés dans cette affaire. Les jeunes pourraient être accusés de possession et de distribution de pornographie juvénile.

Pourquoi une pétition ?

Ariane Boivin,professeure en psychologie au Cégep Garneau, est l'instigatrice de la pétition. Elle abonde dans le même sens que les mères des plaignantes qui ont récemment dénoncé la gestion de cette affaire par la direction du Séminaire des Pères Maristes.

« Qu’est-ce qu’on devrait faire pour protéger les jeunes filles ? Ce n’est pas pour punir les garçons qu’on veut les transférer d’école. C’est seulement pour ne pas que les filles aient quotidiennement, tous les jours, avoir à croiser ces garçons-là », souligne-t-elle.

Mme Boivin pense que la direction de l’école ne prend pas suffisamment l’affaire au sérieux. Elle réclame aussi que soit révisée la politique du Séminaire des Pères Maristes en matière d'intimidation et de violence, incluant le partage de photos à caractère sexuel.

« Au final, ce sont [les filles] qui doivent s’auto-exclure de l’école si elles ne veulent pas subir ça, donc ça les amène à se couper de leur réseau social. Ce qui leur amène un peu plus d’isolement encore. Ce qui, encore une fois, est un facteur de risque pour des problèmes de santé mentale ».

On banalise la situation. On ne prend pas soin de ces jeunes victimes-là.

Ariane Boivin, instigatrice de la pétition

Près de 500 personnes avaient signé la pétition lundi vers 13 h.

Avec la collaboration d'Alexandra Duval

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