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Des zones de chasse au chevreuil resteront fermées dans le nord du N.-B.

Un cerf de Virginie

Des zones de chasse du nord du Nouveau-Brunswick demeurent fermées.

Photo : iStock

Radio-Canada

Malgré la distribution de 1300 nouveaux permis de chasse au chevreuil cette année, trois zones resteront fermées à la chasse au Nouveau-Brunswick.

La population de chevreuil (ou cerfs de Virginie) dans une grande partie du nord de la province est encore trop faible pour soutenir une saison de chasse.

Pourtant, la province a annoncé plus tôt ce mois-ci qu'elle allait octroyer 1300 permis supplémentaires, jusqu'à concurrence de 3400 pour la saison de chasse automnale.

Les zones du nord restent fermées

Les zones de gestion de la faune 4, 5 et 9 qui ont été fermées en 1993 ne rouvriront pas. Ces zones comprennent Kedgwick, Campbellton, Dalhousie, Bathurst et l'extrémité nord-est de la Péninsule acadienne.

Kevin Craig, un biologiste de la faune au ministère du Développement de l’énergie et des ressources, indique que les hivers rigoureux dans la région ont affecté le nombre de chevreuils.

La population a décliné à la fin des années 1980 et au début des années 1990 et elle ne s'est pas rétablie au point où nous croyons que nous pouvons avoir une saison de chasse durable, explique-t-il.

Kevin Craig, biologiste de la faune au ministère du Développement de l’énergie et des ressources.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kevin Craig, biologiste de la faune au ministère du Développement de l’énergie et des ressources.

Photo : Radio-Canada

C’est souvent dû à la saison hivernale.

Kevin Craig, biologiste de la faune, ministère du Développement de l’énergie et des ressources

André Mercier, un chasseur de Balmoral, abonde dans le même sens. Il dit que la neige est une cause majeure de la faible population, mais que la coupe à blanc a également un rôle à jouer.

Il n'y a pas de bois, donc pas d’habitat, ajoute-t-il.

Tensions entre les chasseurs

Selon André Mercier, cela crée beaucoup de tensions entre les chasseurs dans la province, notamment entre anglophones et francophones.

Il dit que comme certains animaux, les chasseurs deviennent souvent territoriaux quand quelqu’un entre dans leur espace.

Les chasseurs désignent souvent une zone comme la leur et vont même jusqu’à appâter des cerfs avec des pommes, ajoute-t-il.

Quand un autre chasseur pénètre dans la zone, ou pire, y capture un cerf, cela peut mener à des affrontements, illustre M. Mercier, en ajoutant que certaines zones de chasse sont perçues comme des zones anglaises.

Un chevreuil dans la neige.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'abondance de neige rend la vie difficile au chevreuil pendant la saison hivernale.

Photo : Daniel Brassard

Il y a une friction entre les Français et les Anglais, estime le chasseur.

Je me suis arrêté dans une pourvoirie [à Rally Brook] et la dame qui s'occupait du chalet m'a dit ‘’tu viens du nord’’ et elle m'a fermé la porte au nez.

André Mercier, un chasseur de Balmoral

Une ressource provinciale

Le biologiste Kevin Craig rappelle qu’il faut que les chasseurs comprennent que les cerfs de Virginie ne leur appartiennent pas.

Il tient aussi à préciser que les chasseurs peuvent chasser partout où ils le veulent selon les restrictions, et ce, peu importe leur langue.

Ce sont des ressources provinciales et donc publiques.

Kevin Craig dit qu'il ne peut pas spéculer sur quand une saison de chasse pourra être possible dans les zones fermées, mais il devra y avoir plusieurs hivers doux pour permettre à la population de se rétablir.

D'après un reportage de Jordan Gill, de CBC

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Chasse et pêche