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Louis Garneau croit que son casque lui a sauvé la vie

Louis Garneau remercie son casque de l'avoir protégé.
Louis Garneau remercie son casque de l'avoir protégé. Photo: Radio-Canada / Fanny Samson
Radio-Canada

Au lendemain d'une vilaine chute à vélo qui lui a causé plusieurs blessures, le cycliste Louis Garneau s'estime chanceux. « Une chose que je peux vous dire, c'est que le casque m'a sauvé la vie », affirme l'homme de 59 ans.

Un texte d’Alexandre Duval

Assis dans une chaise sur son terrain, M. Garneau dit qu’il se porte bien dans les circonstances. « Je suis même surpris. J'ai eu mon congé d'hôpital alors je vais me reposer pour les prochaines journées. »

Derrière son calme se cachent néanmoins plusieurs blessures : une commotion cérébrale, un épanchement de sang au cerveau, un poumon légèrement perforé, une côte cassée, une clavicule en partie disloquée et une oreille abîmée.

Les traces laissées sur son casque ne laissent aucun doute sur ce qui l’attendait s’il n’avait pas eu cette protection, soutient M. Garneau. Lui-même ne croyait pas qu’un casque pouvait être « aussi fort ».

Avec l'impact que j'ai eu, pour avoir une grosse commotion et un épanchement au cerveau, imaginez pas de casque! Je serais peut-être décédé ou j'aurais eu des problèmes pour le reste de ma vie.

Louis Garneau

« Portez un casque. Surtout vos enfants, votre famille. Ça peut vous sauver un accident très, très grave. »

Un bête accident

L’homme d’affaires raconte qu’il roulait dans la MRC de Portneuf avec son Club cycliste Garneau Québec, samedi matin. Il s'agit d'athlètes habitués de rouler en peloton. Leur vitesse de croisière tournait autour de 35 km/h, raconte-t-il.

M. Garneau explique qu’en cours de route, il a jeté un coup d’œil vers l’arrière. L’erreur lui a coûté cher puisque lorsqu’il a de nouveau regardé vers l’avant, il était trop tard.

« J'étais trop proche de la roue [d’un autre cycliste]. Il y a peut-être quelqu'un qui a mis un frein, je ne sais pas. Je suis tombé, je ne me rappelle plus de rien. »

J'ai été trois ou quatre minutes inconscient sur la route. J'ai même roulé au milieu de la route et je suis resté au sol 15 minutes.

Louis Garneau

M. Garneau raconte qu’à son arrivée à l’hôpital, il a passé une batterie de tests et de radiographies. Il était trop étourdi pour se lever et aller lui-même aux toilettes.

Louis Garneau a subi un accident de vélo.Louis Garneau a subi un accident de vélo. Photo : Facebook / Louis Garneau

« La faute, c'est moi [qui l’ai commise], reconnaît M. Garneau. J'ai fait une erreur de conduite et je ne referai plus ça. » L’homme dit qu’il tire une leçon de cette mésaventure.

Il invite d’ailleurs les usagers de la route, tous moyens de transport confondus, à faire preuve de la plus grande vigilance, surtout en cette période de vacances de la construction où les déplacements sont nombreux.

Je vais être très prudent parce que je ne peux pas me permettre une troisième commotion.

Louis Garneau
Louis Garneau a reçu son congé de l'hôpital.Louis Garneau a reçu son congé de l'hôpital. Photo : Radio-Canada

Souvenirs d’un vieil accident

Il s’agit en effet d’une deuxième commotion cérébrale pour M. Garneau, qui évoque le souvenir d’un sérieux accident de vélo subi dans sa jeunesse.

« J'ai déjà eu une grosse commotion en 1976, où j'ai perdu connaissance dans un sprint. Un garçon avait mis sa pédale dans ma roue avant. »

M. Garneau doit encore subir des examens médicaux au cours des prochains jours. Si tout va bien, il croit pouvoir enfourcher progressivement son vélo dès le début du mois d’août.

Il restera toutefois sage pour éviter d’avoir des séquelles à long terme de sa commotion cérébrale. Malgré sa volonté, il ne croit donc pas être en mesure de participer à son 10e Granfondo, le 12 août.

Avec les renseignements de Fanny Samson

Société