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Succursale de la Société québécoise du cannabis : les commerçants optimistes

Un pot de marijuana.
La boutique de la Société québécoise du cannabis doit ouvrir ses portes le 17 octobre 2018 rue Saint-Hubert, à Montréal. Photo: La Presse canadienne / DARRYL DYCK
Radio-Canada

Au lendemain de l'annonce de l'emplacement de la première succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC), plusieurs commerçants de la Plaza Saint-Hubert affichent un optimisme prudent à l'égard de ce nouvel acteur.

Selon plusieurs entrepreneurs, la venue de ce point de vente de la SQDC, qui ouvrira ses portes le 17 octobre, au moment où la consommation de marijuana à des fins récréatives sera légale, est une bonne affaire.

« On l’accueille très favorablement. C’est un investissement qui va être très important pour la rue, considérant qu’on s’en va vers des travaux », explique Mike Parente, directeur général de la Société de développement commercial de la Plaza Saint-Hubert.

Selon la plupart des commerçants rencontrés, cette succursale attirera davantage de gens rue Saint-Hubert. Un aspect positif pour l’artère qui, selon quelques personnes interrogées, a perdu des plumes au cours des dernières années.

« La Plaza Saint-Hubert a besoin de revivre. Est-ce que c’est le bon type de commerce? Je ne sais pas, je ne suis pas sûr », indique un autre entrepreneur.

Plaza Saint-Hubert, MontréalPlusieurs commerçants de la Plaza Saint-Hubert affichent un optimisme prudent à l'égard de l'arrivée d'une succursale de la Société québécoise du cannabis. Photo : Radio-Canada / Daniel Herrera Castillo

L’arrivée d’un point de vente de cannabis soulève aussi quelques questionnements.

« En ce moment, c’est tout nouveau, on n'a aucune idée de ce que ça peut apporter », précise une dame qui soutient toutefois que cela ne peut pas faire de tort à l'artère commerciale.

Une autre commerçante indique quant à elle qu’il faudra attendre avant de tirer des conclusions hâtives.

Qu'en pensent les citoyens?

La nouvelle a fait réagir certains citoyens. Selon une dame croisée sur l’artère commerciale, il ne devrait tout simplement pas y avoir de boutique de cannabis aussi accessible.

« Ce n’est pas aider nos jeunes », explique-t-elle.

Une autre a peur que cela encourage les gens à consommer davantage : « C’est plutôt ça, qui va soulever certaines problématiques, si les gens se mettent à consommer de façon quotidienne ».

Certains sont plus cléments à l'égard du nouvel acteur. « Si c’est réglementé, il n’y a pas de soucis. Si ça se fait avec respect et que ça ne dérange pas le voisinage, pourquoi pas? » se demande une passante.

Un emplacement stratégique

La SQDC a choisi d’installer l'une de ces quatre succursales montréalaises sur la Plaza Saint-Hubert pour plusieurs raisons.

D’abord, la boutique, qui ouvrira ses portes entre les rues Saint-Zotique et Bélanger, se situe à moins de 500 mètres de la station de métro Jean-Talon, ce qui la rend facilement accessible.

Et d'autre part, elle se trouve loin des écoles. Toutes les boutiques montréalaises de la SQDC devront d’ailleurs être à une distance minimale de 150 mètres d’un établissement scolaire.

D’autres villes ont aussi conclu des ententes avec la Société québécoise de cannabis pour avoir leur propre point de vente. C’est le cas de Rimouski, Trois-Rivières, Drummondville, Lévis et Québec.

Avec les informations de Mélissa François

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