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Chapelle, églises et cathédrales : six chapitres dans l'histoire de Saint-Boniface

Une vue aérienne depuis les murs de pierre de l'ancienne cathédrale de Saint-Boniface, où l'on voit l'esplanade Louis-Riel, le pont Provencher, le Musée canadien pour les Droits de la personne et les immeubles de Winnipeg.

Les ruines de l'ancienne cathédrale de Saint-Boniface surplombent la rivière Rouge et le centre-ville de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Trevor Lyons

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La cathédrale de Saint-Boniface consumée par les flammes il y a 50 ans, en 1968, était la cinquième église construite sur le site. Petite histoire des chapelle, églises et cathédrales qui se sont succédées sur les bords de la rivière Rouge, après l'arrivée de l'abbé Provencher en 1818.

La première église

Un dessin d'une cabane en bois ronds.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cette première école pour garçons, fondée par l'abbé Provencher en 1818, était aussi sa maison et la première église.

Photo : Archives de l'Université de Saint-Boniface / Carole Pelchat

La première église du site a été construite à l’angle actuel de l’avenue Taché et de l’avenue de la Cathédrale. C’était un modeste bâtiment de bois assemblé rapidement à l’arrivée de l’abbé Provencher. Elle servait à la fois de maison, de chapelle et d’école pour les garçons.


La deuxième église

Dessin montrant des bâtiments de bois, dont une église munie d'un clocher. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dessin de la deuxième église, qui est aussi la première cathédrale.

Photo : cathedralestboniface.ca

En 1819 débute la construction d’une église plus digne de ce nom. Il a fallu quatre ans pour compléter le bâtiment de chêne qui comprenait un clocher.

Encore aujourd’hui on peut voir la cloche de cette église au Musée de Saint-Boniface. Fondue en Angleterre, la cloche était un présent de Lord Selkirk, qui après avoir offert le site pour qu’y soit fondée la mission de la Rivière-Rouge, a octroyé 15 000 acres supplémentaires pour l’établissement de la communauté de Saint-Boniface.

En 1822, quand l’abbé Provencher est devenu évêque, l’église est devenue cathédrale.


La troisième église

Dessin à l'aquarelle d'une grande église sur le bord d'une rivière avec un autre bâtiment sur la droite, Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ce dessin de William Napier réalisé en 1858 montre la cathédrale ainsi que le couvent des soeurs grises qui abrite aujourd'hui le Musée de Saint-Boniface.

Photo : Bibliothèques et archives nationales Canada

La troisième église est un agrandissement de la seconde, réalisé en 1832 pour répondre aux besoins d’une population croissante.

Avec cette addition de trois étages surplombée par deux flèches jumelles, cette version de la cathédrale peut être vue de loin et se démarque dans le paysage.

Le feu qui a emporté cette cathédrale en 1860 a aussi détruit tous les documents historiques de la mission de la Rivière-Rouge qui y étaient conservés. Les trois cloches de 725 kilogrammes se sont effondrées au sol, mais ont pu être récupérées. Elles ont été retournées à Londres, auprès de l’entreprise qui les avait fabriquées, pour être refondues.

Au moment de cet incendie, Mgr Provencher était décédé depuis quelques années déjà; il est mort en 1853. Son legs comprend l’école qu’il a fondée, et qui a donné lieu à ce qui est aujourd’hui l’Université de Saint-Boniface.


La quatrième église

Une église modeste munie d'un clocher. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cette cathédrale plus modeste est celle dans laquelle ont été célébrées les funérailles de Louis Riel en 1885.

Photo : Archives Manitoba

Alexandre-Antonin Taché est le deuxième évêque de Saint-Boniface. Il ordonne la construction d’une autre église pour remplacer celle qui s’est envolée en fumée. Elle sera plus petite que la précédente — le budget de construction est aussi plus serré —, mais elle sera faite de pierre.

Cette église ressemble à celle de 1819, avec son unique clocher. Ses cloches ont été faites à partir du métal provenant des cloches de l’église précédente.

C’est dans cette cathédrale que seront célébrées en 1885 les funérailles de Louis Riel.


La cinquième église

Une grande cathédrale avec deux flèches et une rotonde. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La cathédrale de Saint-Boniface en 1961. En arrière-plan, l'Université de Saint-Boniface.

Photo : Archives Université du Maitoba

En 1900, Saint-Boniface est la cinquième communauté en importance de l’Ouest canadien. Elle devient le siège de l’archidiocèse de Saint-Boniface. Mais sur l’autre rive de la rivière Rouge, la croissance de Winnipeg est encore plus rapide.

Craignant une éventuelle amalgamation et ressentant le besoin d’affirmer une présence vigoureuse et dynamique sur son côté de la rivière, la communauté, sous la direction de l’évêque d’alors, Mgr Adélard Langevin, commence à collecter les fonds qui permettront de construire la prochaine cathédrale.

Les travaux commencent en 1906. En 1908, année où Saint-Boniface devient officiellement une cité au même titre que Winnipeg sa voisine, la cathédrale ouvre ses portes.

Capable d’accueillir 2500 fidèles, c’est alors l’une des églises les plus imposantes de l’Ouest canadien.

La cathédrale plus modeste de 1863 sera pour sa part démolie en 1909. Ses cloches seront transférées dans la nouvelle église.

Un terrible incendie, le 22 juillet 1968, détruit cette cathédrale dont il ne restera que des ruines, par ailleurs magnifiques.


La cathédrale actuelle

Une vue aérienne de la Carthédrale et de ses environs, qui montre l'ancienne cathédrale, qui a brûlé en 1968, et dont il ne reste que la façade de pierre. Le site est entouré d'arbres, et des édifices autour dans le quartier. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le site de la Cathédrale de Saint-Boniface accueillera des activités extérieures toute la journée dimanche, dont une messe solennelle prévueà 11 h.

Photo : Radio-Canada / Trevor Lyons

Oeuvre de l’architecte franco-manitobain Étienne Gaboury, la sixième église du site a été érigée dans les ruines de l’ancienne. Plus de 45 ans après son ouverture, elle accueille encore de nombreux fidèles et voit défiler son lot de touristes et de visiteurs, sur un des lieux les plus marquants, les plus symboliques et les plus photographiés de Winnipeg.

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