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Québec met en place trois mesures pour faciliter le transport aérien régional

Un avion d'Air Canada Jazz décolle de l'aéroport de Halifax, en 2010

Cela coûte aussi cher de se rendre en avion de Québec aux îles-de-la-Madeleine que de Québec à Paris.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

La Presse canadienne

À la suite du Sommet sur le transport aérien tenu à Lévis en février dernier, Québec met en place trois mesures visant à favoriser les déplacements et moderniser les infrastructures.

Dans une annonce faite à Gaspé vendredi, la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, a notamment annoncé un programme de 100 millions de dollars sur quatre ans afin de moderniser les aéroports régionaux québécois.

Seront admissibles : les travaux sur les pistes, les aides à la navigation et les aérogares. Québec participera à 50 % des coûts pour les pistes, voire plus dans certains cas, et 30 % pour les aérogares et les équipements.

« Jamais un gouvernement au Québec n'a investi autant d'argent dans les infrastructures aéroportuaires. L'ancien programme de 2015 prévoyait 1 million de dollars. Là, on parle de 100 millions de dollars, en plus des investissements dans ses propres aéroports et ceux du fédéral », a indiqué la ministre déléguée.

Le président du comité sur le transport aérien de l'Union des municipalités du Québec et maire de Gaspé, Daniel Côté, se montre satisfait et lance maintenant la balle à Ottawa. Il rappelle que le fédéral investit dans les infrastructures aéroportuaires entre 30 et 40 millions de dollars par année pour l'ensemble du Canada.

Le gouvernement du Québec fait son grand bout. Ce sera maintenant au tour du gouvernement fédéral de délier les cordons de la bourse. On a montré que c'était une priorité pour les gens du Québec.

Le maire de Gaspé, Daniel Côté

Aide pour les billets

Véronyque Tremblay est ministre déléguée aux Transports.

Véronyque Tremblay est ministre déléguée aux Transports

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Comme annoncé au sommet, le programme de réduction des tarifs aériens est élargi à la Côte-Nord, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, à l'Abitibi-Témiscamingue, à la Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent.

Il prévoit rembourser 30 % du coût du billet admissible pour un plafond de 500 $ par année. Par exemple, un vol aller-retour Québec-Gaspé avec Air Canada se négocie pour un vol dans la prochaine semaine aux environs de 1200 $.

« Avant le 1er avril, c'était 0 $. Maintenant, c'est 500 $. On a fait un bout de chemin. Mais ce n'est pas le gouvernement du Québec qui peut légiférer sur le prix. C'est de juridiction fédérale. Nous faisons tout ce qui est possible pour amener plus de concurrence et pousser les prix vers le bas », a répliqué la ministre à l'affirmation selon laquelle la majorité de la population ne pourra toujours pas se payer un billet d'avion.

Pour les régions où le programme existait, le remboursement est bonifié à 40 % pour un maximum de 1500 $ pour les communautés reliées au réseau routier et passe à 60 % avec un plafond de 3000 $ pour les communautés non reliées au réseau routier.

Groupe de travail

Par ailleurs, Québec met en place un comité de travail de 19 personnes de divers milieux, afin d'examiner notamment la possibilité de mettre en place un prix plancher pour certaines dessertes régionales avec compensation, d'analyser l'option d'abolir la taxe de vente du Québec, et de trouver des options pour faire diminuer le coût d'un billet.

« Jamais le gouvernement du Québec n'est allé aussi loin pour aider le transport aérien régional », a conclu Véronyque Tremblay.

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