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Pas de panique, il n'ira pas loin à pied : un Gus Van Sant mineur

Joaquin Phoenix et Jonah Hill se regardent et sourient dans une scène de «Pas de panique, il n'ira pas loin à pied».
Joaquin Phoenix et Jonah Hill dans Pas de panique, il n'ira pas loin à pied Photo: Big Indie Pictures
Radio-Canada

CRITIQUE – Sorti vendredi au Québec, Pas de panique, il n'ira pas loin à pied promettait beaucoup : un beau titre, une histoire vraie émouvante – la rédemption d'un alcoolique devenu handicapé –, Joaquin Phoenix comme interprète principal et Gus Van Sant derrière la caméra. Pourtant, le réalisateur semble avoir perdu la magie qui a fait sa renommée.

Qu’est-il arrivé à Gus Van Sant? C’est un peu la question que s’est posée la critique Helen Faradji en voyant Pas de panique, il n'ira pas loin à pied (Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot). La critique cinéma de Médium large fait d’ailleurs un lien avec un célèbre réalisateur québécois qui a fait beaucoup parler de lui dernièrement.

C’est un peu comme le dernier Denys Arcand [La chute de l’empire américain] : le film précédent de Gus Van Sant, The Sea of Trees, était tellement raté, tellement catastrophique [...] que celui-ci nous fait retrouver un peu d’espoir. Mais est-ce que ça fait renouer avec le grand Gus Van Sant, celui d'Elephant, de Gerry ou de Milk? Non, malheureusement.

Helen Faradji

Le réalisateur avait depuis longtemps sur son bureau l’histoire de John Callahan, bédéiste adepte de l’humour noir dont la vie a basculé après un accident de voiture. Tout en cherchant à guérir son alcoolisme, il se dirige vers une autre vie en s’ouvrant à l’art.

Ci-dessous, la bande-annonce (en anglais) de Pas de panique, il n'ira pas loin à pied

Joaquin Phoenix, acclamé ces dernières années pour ses différents rôles, n’est pas à son meilleur dans la peau de ce personnage haut en couleur. Mal dirigé par Gus Van Sant, l’acteur américain en fait trop, selon Helen Faradji. Il se fait presque voler la vedette par Jonah Hill, qui joue l’un des alcooliques anonymes que croise John Callahan.

Georges Privet se montre plus indulgent envers le long métrage, tout en regrettant le manque d’inspiration de Gus Van Sant, qui « nous a habitués à des choses plus complexes et plus riches ». « On a l’impression de voir un très bon téléfilm », ajoute le critique de cinéma.

Portrait policé, ce film linéaire ne cadre pas avec le « parcours complexe, torturé et bourré de contradictions » de John Callahan, estime encore Georges Privet. Le film un peu fou qu’on était en droit d’attendre n’arrive jamais.

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